Pour Bernier Trudeau menace les relations avec les Américains

Pour Bernier Trudeau menace les relations avec les Américains

MONTRÉAL – La déclaration de Justin Trudeau à la suite du décès de Fidel Castro est une menace pour le commerce et les relations avec les États-Unis, a affirmé Maxime Bernier.

«Si on veut avoir de bonnes relations avec les Américains, ça commence très mal», a lancé M. Bernier en entrevue à l’Agence QMI, dimanche.

Le député conservateur n’en revient toujours pas des propos élogieux du premier ministre à l’égard du dictateur de Cuba.

«Fidel Castro, leader plus grand que nature, a consacré près d’un demi-siècle au service du peuple cubain. Révolutionnaire et orateur légendaire, M. Castro a réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’éducation et des soins de santé sur son île natale», a déclaré Justin Trudeau, samedi, au lendemain de la mort de Fidel Castro à l’âge de 90 ans.

Maxime Bernier dit avoir été très déçu de voir le chef de gouvernement encenser un homme qui a été un dictateur en gouvernant Cuba pendant un règne de 50 ans.

«Cette réaction de M. Trudeau fait en sorte que le Canada est la risée à travers le monde. Même le sénateur de la Floride pensait que c’était une blague», a ajouté M. Bernier.

Marco Rubio, sénateur de la Floride, a en effet commenté le communiqué du premier ministre canadien qui a vanté les qualités de M. Castro.

«Est-ce que cette déclaration est une parodie’ Parce que s’il s’agit d’un véritable communiqué du premier ministre du Canada c’est honteux et embarrassant», a écrit M. Rubio sur Twitter.

Maxime Bernier a affirmé qu’à titre d’ancien ministre des Affaires étrangères, un tel faux pas risque d’envenimer les relations avec les Américains et miner les négociations à venir, alors que d’importants accords sur le commerce sont à l’agenda.

«Surtout que M. Trump veut rouvrir l’accord de libre-échange! Ça ne commence pas très bien nos relations entre nos deux pays», a soutenu le candidat à la direction du Parti conservateur.

Pour M. Bernier, la prudence est de mise dans les propos que l’on doit tenir, pour éviter les froids politiques, mais surtout parce que Fidel Castro est un personnage controversé.

Des nuances, Justin Trudeau a été contraint d’en faire lui-même, à Madagascar, en clôture du Sommet de la Francophonie, dimanche. Il y a reconnu que Fidel Castro avait été un dictateur.

«Il était certainement une figure controversée qui a suscité de sérieuses préoccupations au sujet des droits humains», a déclaré le premier ministre.

Alors que le premier ministre a rajusté le tir, Maxime Bernier enchaîne en lui demandant de revenir sur ses déclarations.

«M. Trudeau doit se rétracter et, surtout, ne pas aller aux funérailles d’État qui doivent avoir lieu dans quelques jours. J’espère qu’il ne se présentera pas là», a conclu M. Bernier.

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