Procès Ghomeshi, Radio-Canada interdit à ses journalistes de twitter

Procès Ghomeshi, Radio-Canada interdit à ses journalistes de twitter

Radio-Canada interdit à ses journalistes de twitter à propos de leur ancien animateur vedette, Jian Ghomeshi, alors que son procès pour agression sexuelle sur trois femmes s’ouvre aujourd’hui.

«Seuls les journalistes assignés à la couverture de ce procès peuvent twitter à son sujet», peut-on lire dans une note interne signée par la rédactrice en chef des nouvelles françaises de Radio-Canada, Marie-Paul Rouleau et dont Le Journal a obtenu une copie.

«Ceci n’empêche pas les émissions couvrant des sujets connexes au procès de twitter pour en faire la promotion», peut-on lire.

Dans un premier temps, la note envoyée dimanche mentionnait que même le retweetage était interdit. Puis, lundi matin, la direction a revu sa position.

«Contrairement à ce que j’avais écrit hier, le retweetage sera permis, mais seulement les tweets intégraux des journalistes qui couvrent le procès, sans ajout et sans commentaire», indique Mme Rouleau.

Ainsi, tous les journalistes de Radio-Canada ne couvrant pas le procès ne peuvent même pas tweeter un simple article du site du diffuseur public, s’il n’a pas d’abord été publié sur Twitter par un des journalistes qui assistent aux audiences à Toronto.

De plus, tous les reportages publiés sur leur site web concernant l’ancien animateur vedette seront fermés aux commentaires.

Le message rappelle également aux journalistes qu’ils doivent tenir compte de la présomption d’innocence «dont bénéficie tout accusé».

Par ailleurs, le réseau public n’écarte pas la possibilité que d’autres victimes se manifestent dans la foulée de ce procès.

«Il est possible que d’autres femmes veuillent dénoncer monsieur Ghomeshi durant leur procès en alléguant, par exemple, avoir vécu une expérience similaire à celle des présumées victimes. Le cas échéant, vous devez consulter les services juridiques avant de publier», est-il précisé.

Radio-Canada autorise la publication de reportage sur Facebook, mais souligne que tous les commentaires sur leurs pages seront minutieusement modérés toutes les deux heures pendant la durée du procès.

Radio-Canada et CBC affirment que ces mesures s’imposent puisque le réseau pourrait être tenu responsable des propos diffamatoires sur nos sites Facebook.

Au moment de mettre en ligne, la direction des relations publiques de Radio-Canada n’avait toujours pas rappelé Le Journal.

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