Procès pour meurtre d’Alain Perreault, trois témoins auraient vu Lyne Massicotte

Procès pour meurtre d'Alain Perreault, trois témoins auraient vu Lyne Massicotte

Surprise générale au procès d’Alain Perreault lundi matin alors que pas un, pas deux, mais bien trois témoins affirment à «100%» avoir vu Lyne Massicotte à Québec, en juillet 2003.

La première du lot, Malvina-Michelle Roy, 85 ans, dit avoir rencontré par hasard Lyne Massicotte dans le Vieux-Québec le 17 juillet 2003, vers 19h30, donc après sa rencontre avec Alain Perreault.

Lors d’une discussion fortuite d’une demi-heure «ou plus», l’inconnue se serait identifiée comme étant «Lyne», de Chambly. Le témoin qui s’est présentée contre Régis Labeaume aux élections municipales de 2007 et 2009 affirme s’être souvenu de ce prénom, puisque sa fille porte le même.

En contre-interrogatoire, la Couronne a signifié que sa fille s’identifiait plutôt comme «Sylvie» sur son permis de conduire. «Sylvie-Lyne», a corrigé le témoin, qui n’écarte pas qu’elle ait aussi donné à sa fille le nom de «Marie».

«Harcelée»

Enchainant souvenirs précis et trous de mémoire, Mme Roy prétend que Lyne Massicotte «s’en allait» et qu’elle se «sentait harcelée par sa s’ur qui voulait lui faire signer un document». Des informations qui ont fait sursauter la Couronne, la dame n’ayant jamais révélé ces éléments au premier procès, en 2011.

Mme Roy a dit sous serment que Lyne Massicotte avait été «déçue» de sa rencontre avec un «homme-adolescent» rencontré sur le web. De toute façon, cette rencontre n’était qu’une «étape», puisque Lyne Massicotte devait aller voir «quelqu’un d’autre».

Claude Poirier

La Couronne a aussi ramené le fait que Malvina-Michelle Roy a contacté l’animateur Claude Poirier, deux semaines après son témoignage au premier procès, pour préciser que Lyne Massicotte se «plaignait de domination». Il s’agit là d’une autre information nouvelle, a soutenu la Couronne.

Le témoin n’aurait d’ailleurs attendu qu’à ce procès pour raconter cette histoire. Elle affirme avoir joint la police en 2003 pour les informer de sa rencontre avec Lyne Massicotte. Les autorités lui auraient répondu «Va chier», a-t-elle signifié, et ce, même si tous les efforts de la police étaient alors concentrés pour retrouver la dame de 43 ans, portée disparue.

Autres témoins

À la surprise générale, Marc Olivier, 74 ans, et son amie, Sylvie Adams, 56 ans, ont été appelés à la barre. Ils ont tous deux contacté la défense, vendredi, afin de dire pour la toute première fois ce qu’ils avaient vu, en juillet 2003. Ils affirment alors avoir vu Lyne Massicotte et un homme, à pied, dans le secteur d’Estimauville. Ils ont appris plus tard que la dame était portée disparue.

Mme Adams dit avoir eu peur de révéler cette information, à l’époque, de peur que l’homme un policier à la retraite, selon eux la «reconnaisse» et la «trouve». Le duo tenait lundi à passer aux aveux, pour laver sa conscience. La Couronne n’a pas tenu à contre-interroger ces témoins.

La preuve de la défense étant close, les plaidoiries devraient débuter sous peu.

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