Projet pilote, opposition aux postes frontaliers automatisés

Projet pilote, opposition aux postes frontaliers automatisés

Le syndicat des Douanes et de l’Immigration souhaite mettre fin aux postes frontaliers automatisés, un an après le début du projet pilote mené au poste d’entrée de Morses Line, à Saint-Armand, en Montérégie.

Ce projet expérimental de l’Agence des services frontaliers du Canada permet de faire la vérification des voyageurs à distance.

Entre 16 h et 8 h le lendemain matin, personne n’occupe le poste. Durant cette période, les automobilistes communiquent avec un agent basé en Ontario. Celui-ci peut ouvrir la porte à distance.

De nombreuses caméras permettent à l’agent d’observer le véhicule sous plusieurs angles.

«Si jamais il en a besoin, l’officier peut toujours demander à la personne de se déplacer un peu pour avoir un meilleur visuel», explique Claudia Rosetti, de l’Agence des services frontaliers.

Les passeports des personnes à bord du véhicule sont glissés dans un scanneur.

Le jour, des agents sur place peuvent fouiller les véhicules. S’il n’y a personne, la porte peut demeurer fermée jusqu’à l’arrivée d’un agent du poste de douanes le plus près.

Un an après la mise à l’essai de ce système, l’agence doit décider si certains des 117 postes d’entrée le long de la frontière canadienne seront automatisés.

Pour leur part, les résidents des environs sont satisfaits de cette nouveauté.

«Le monde ne connaît pas tellement ce poste, donc on sauve énormément de temps», dit l’un d’eux.

Le syndicat des Douanes et de l’Immigration s’oppose au projet.

«Le projet a coûté 16 millions $ pour avoir coupé un quart de travail», déplore Jean-Pierre Fortin.

M. Fortin croit aussi que cette installation est dangereuse, alors que la protection de la frontière est de plus en plus un enjeu majeur avec les Américains.

«Présentement, les Américains trouvent que ce type de projet est trop dangereux, affirme-t-il, mais au Canada, il y a tellement de pression pour augmenter le débit du trafic. Tout ça se fait aux dépens de la sécurité du pays.»

De son côté, l’Agence des services frontaliers dit n’avoir fait aucun compromis à ce poste d’entrée automatisé.

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