Protéger les civils la mission des Casques bleus canadiens

Protéger les civils la mission des Casques bleus canadiens

Les soldats canadiens pourront avoir recours à la force si nécessaire, a précisé M. Sajjan en entrevue avec La Presse canadienne. Il a dit s’inquiéter de constater que plusieurs autres pays ne mettent pas en pratique le principe de protection des civils malgré les règles à cet effet. Celui-ci est pourtant un point central de leurs missions de paix, a fait valoir le ministre.

Quand le Canada sera en Afrique, nous remplirons notre devoir de protection des civils en agissant proactivement. Nous nous attendons à la même chose des autres États. Je garderai cette préoccupation et, tout au long du processus, je surveillerai cet enjeu de près.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan

Le Canada doit déterminer où envoyer 600 soldats de la paix. La volonté des partenaires éventuels du pays à intervenir lorsque nécessaire influencera la décision du gouvernement, a affirmé M. Sajjan.

De nombreux Casques bleus des Nations unies déployés en Afrique ont été accusés de ne pas en faire suffisamment pour protéger les civils d’attaques perpétrées par des milices locales ou des groupes d’insurgés.

Des incidents qui entachent la réputation des casques bleus

Lors d’un des plus récents incidents au Soudan du Sud, en juillet, des troupes des Nations unies  principalement chinoises, éthiopiennes et népalaises  ont tardé plusieurs heures à intervenir. Des travailleurs humanitaires ont été attaqués et violés par des soldats de la région.

Les forces des Nations Unies en République démocratique du Congo et au Mali ont également été montrées du doigt.

Les commentaires du ministre canadien de la Défense font partie, selon un expert en missions de paix, Richard Gowan, des pressions exercées par les pays occidentaux pour qu’une meilleure protection des civils en zones de conflits soit assurée. Ces États souhaitent mettre fin aux avertissements et qu’un passage à l’acte s’opère a ajouté M. Gowan.

Plusieurs intervenants s’étant prononcés sur l’envoi de troupes canadiennes ont suggéré que ces dernières devraient relever de l’autorité d’Ottawa et non de celle des Nations unies.

Pendant des discussions sur le sujet, jeudi, le conservateur membre du Comité permanent de la défense nationale, James Bezan, avait d’ailleurs soulevé la question. « Est-ce que la bureaucratie des Nations unies va s’immiscer dans notre chaîne de commandement’ », avait-il demandé.

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