Quand un syndicat défend l’indéfendable

Quand un syndicat défend l'indéfendable

Ainsi, le syndicat des employés de la Société de transport de Lévis défend vigoureusement un chauffeur qui a été pris avec trois fois la limite d’alcool permise dans le sang alors qu’il conduisait un autobus rempli de passagers.

La STLévis a congédié le chauffeur fautif, mais le syndicat, lui, conteste vigoureusement la décision.

«Le syndicat n’abandonnera jamais un de ses membres», a dit son président, Stéphane Girard, à notre journaliste Pierre-Olivier Fortin.

Rappelez-vous cette histoire la prochaine fois que vous entendrez un chef syndical dire qu’il défend les inté­rêts de la population en général et pas seulement ceux de ses membres.

Je ne sais pas si ce chef syndical a un enfant. Mettons que oui.

Que dirait-il si son enfant était gravement blessé dans un accident de la route causé par un chauffard qui avait TROIS FOIS la limite d’alcool permise dans le sang’

Chanterait-il «So-so-solidarité»’

Mais ce que j’aime, dans cette histoire, ce que je trouve particulièrement savoureux et croustillant, c’est que le syndicat va invoquer la Charte des droits et libertés pour défendre le «camarade».

On va en effet plaider que l’alcoolisme «est une maladie» et que l’employé subit de la discrimination en raison de cette maladie.

Qu’importe si le bonhomme en question a mis la sécurité de ses passagers en danger.

Il était «malade» et son employeur n’a pas le droit de le foutre à la porte.

Ce qui nous amène à la question quiz de la semaine…

Est-ce à dire qu’on ne pourrait pas congédier un prof ou un entraîneur pédophile parce que la pédophilie est une maladie’

Et que dire d’un employé drogué’ Ou cleptomane’

Ou d’un éducateur de CPE qui montre sa bizoune devant les enfants’

L’ancien journaliste François Bugingo pourrait-il contester son renvoi du 98,5 FM en disant que la mythomanie est une maladie et qu’il ne pouvait s’empêcher de mentir et de raconter n’importe quoi’

Et l’utilisation à répétition de la Charte des droits et libertés pour défen­dre tout et n’importe quoi, c’est pas une maladie, ça’

On pourrait appeler ça la «chartomanie trudeauienne».

L’avocat Julius Grey pourrait être traité en clinique pour ce terrible mal.

«Je suis désolé, Votre Honneur, mais c’est plus fort que moi, dès que quelqu’un est accusé de quoi que ce soit, je brandis la Charte des droits… Je crois que j’ai besoin d’aide.»

Aujourd’hui, plus personne n’est responsable de rien, nous sommes tous de pauvres victimes innocentes.

C’est la faute de nos parents, de la société, de telle ou telle maladie…

«Tout le monde a ses raisons», comme disait Jean Renoir dans La grande illusion.

Et quand «tout le monde a ses raisons », personne n’a tort.

Comme m’a dit une «amie» Facebook à propos de cette toxicomane qui était tellement «frostée» qu’elle a empoisonné son bébé de 2 mois en l’allaitant:

«Arrêtez de juger cette pauvre dame, c’est facile…»

Ce qui est facile, c’est de dire que tout le monde fait pitié et que personne n’est responsable.

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