Quatre ans de prison pour un vol qualifié

Quatre ans de prison pour un vol qualifié

Après avoir plaidé coupable à une accusation de vol qualifié, un jeune homme de 23 ans qui a fait des efforts notoires pour se tirer d’affaires, s’est vu imposer, jeudi, la peine minimale de quatre ans d’emprisonnement.

L’avocat de Vincent Perron avait pourtant invoqué la peine «cruelle et inusitée» lorsqu’il s’est attaqué à l’inconstitutionnalité de cette peine minimale.

Arme à feu

Dans sa décision, le juge Jean Asselin a rappelé que le 20 mai 2013, Perron a commis un vol qualifié dans un dépanneur du quartier Limoilou à Québec.

«Muni d’une arme à feu et déguisé d’une cagoule, il s’est introduit à l’intérieur de l’établissement, a pointé l’arme à feu sur la victime et lui a demandé le contenu du tiroir-caisse et différents objets pendant qu’un complice faisait le guet à l’extérieur du commerce», a-t-il mentionné.

Lors de son arrestation, Perron avait laissé savoir aux enquêteurs qu’il avait «un sérieux problème de dépendance aux drogues dures» et qu’il devait 300 $ à son complice.

«Aux prises avec cette dette, il a accepté de faire le braquage au dépanneur avec l’aide du complice. Pour ce faire, il a utilisé une arme à air comprimé, laquelle représente tout de même une arme à feu», a rappelé le juge.

Détenu sous garde pendant sept mois, il a obtenu sa libération provisoire, puis il a complété avec succès une thérapie fermée.

« Crime prémédité »

«Le rapport présentenciel dresse un portrait favorable et positif de l’accusé», a souligné le président du tribunal mais, malgré plusieurs facteurs atténuants et un cheminement positif, le juge croit tout de même que la peine de quatre ans n’est pas excessive en raison du caractère «planifié et prémédité» du crime.

«Et même si l’accusé n’est pas l’instigateur, il n’en demeure pas moins qu’il en est l’auteur principal», a-t-il dit en terminant.

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