Québec débloque 12 millions pour des centres d’injection supervisée à Montréal

Québec débloque 12 millions pour des centres d'injection supervisée à Montréal
Un texte de Jean-Philippe Robillard

Une partie de cette somme servira à aménager les locaux de ces centres. On souhaite ainsi qu’ils répondent aux normes et conditions établies par Santé Canada pour permettre l’ouverture de ce type de service.

On prévoit permettre l’injection supervisée dans les locaux de trois organismes communautaires, soit Cactus, Dopamine et Spectre de rue. Un service mobile, qui couvrira quelques arrondissements, sera également offert.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal a d’ailleurs commencé à afficher des postes d’infirmières pour ces services d’injection supervisée. On ignore cependant le nombre de personnes qui seront embauchées.

Pour la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, tout n’est qu’une question de temps avant que Montréal ait ses premiers centres d’injection supervisée.

« On est rendu à l’étape finale, comme vous comprenez, parce que le fait qu’on fasse tous les travaux relatifs aux installations, qu’on procède à l’ouverture des postes, ça veut dire qu’on avance à grande vitesse. C’est sûr que tout le monde va tout faire pour que le projet respecte les normes et que Santé Canada puisse nous dire « go, vous avez réussi, vous avez passé toutes les étapes, puis vous respectez les critères, vous pouvez maintenant ouvrir ». »

Selon la ministre Charlebois, les autorisations fédérales pour le projet de la Direction de la santé publique de Montréal ne sont qu’une formalité. Mme Charlebois rappelle toutefois qu’il faut respecter les critères qui permettront d’obtenir l’exemption nécessaire à la loi fédérale réglementant certaines drogues et d’autres substances.

« J’ai eu des échanges avec Mme [la ministre fédérale de la Santé, Jane] Philpott. Elle est très réceptive à ça, mais il faut répondre à certains critères, c’est clair. Elle souhaite comme moi que la population puisse bénéficier de ces trois sites-là, plus le site mobile », a indiqué Lucie Charlebois.

L’implantation de centres d’injection supervisée vise à réduire les surdoses de drogue et à freiner la propagation d’infections liées à l’utilisation de seringues souillées.

Les centres pourraient amorcer leurs activités à la fin de l’hiver prochain ou au début du printemps.

On rapporte environ 70 surdoses mortelles à Montréal chaque année.

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