Réforme électorale fédérale , les libéraux cèdent leur majorité à un comité

Réforme électorale fédérale , les libéraux cèdent leur majorité à un comité

Après s’être attiré les critiques de l’opposition, les libéraux ont accepté de céder leur majorité au sein d’un comité parlementaire chargé de modifier le mode de scrutin électoral.

La ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a accepté une motion présentée par le NPD visant à modifier la composition de ce comité et qui sera soumise à un vote la semaine prochaine.

Si au départ le comité comptait dix députés, dont six libéraux, trois conservateurs et un néo-démocrate, il comprendra maintenant 12 membres, dont cinq libéraux, trois conservateurs, deux néo-démocrates, un bloquiste et un du Parti vert. À l’origine, ces deux partis avaient le droit de participer aux travaux du comité, mais n’y avaient pas le droit de vote.

Le comité devra effectuer des consultations au sein de la population et présenter un rapport final d’ici le 1er décembre prochain.

La ministre a indiqué que ces changements montrent que la «coopération» aux Communes est possible.

Le NPD s’est dit «heureux» du dénouement, soulignant la «volonté de travailler de bonne foi» du gouvernement.

Conservateurs mécontents

Le député conservateur Scott Reid affirme que son parti n’a pas été consulté à ce sujet et reproche au gouvernement et au NPD d’avoir concocté une «entente secrète».

Les conservateurs souhaitent pour leur part la tenue d’un référendum dans la population sur les changements à apporter au mode de scrutin. Ils déplorent que le texte de la motion n’en fasse pas explicitement mention.

«Nous allons voter contre, car cela ne fait pas mention d’une référence à un référendum», a déploré M. Reid.

La ministre Monsef n’a pas fermé la porte à la tenue éventuelle d’un référendum sur les changements du mode de scrutin. La motion du NPD comporte un amendement des libéraux qui laisse entendre que cette option pourrait être envisagée, mais selon les conservateurs, il s’agit d’une «formulation vague».

Le député néo-démocrate Nathan Cullen a pour sa part indiqué que si le processus était fait dans un esprit de coopération, alors il ne voyait pas la nécessité de tenir un référendum.

«Si le gouvernement continue sur ce chemin de travailler avec les autres partis et si le résultat du comité représente les valeurs et la perspective de la majorité de Canadiens, alors un référendum n’est pas nécessaire», a-t-il fait valoir.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, a accueilli favorablement la motion, tout comme le Bloc québécois qui prône néanmoins la tenue d’un référendum.

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