Réfugiés, les plus vulnérables et la sécurité dit Harper

Réfugiés, les plus vulnérables et la sécurité dit Harper

OTTAWA – Le premier ministre Stephen Harper a reconnu lundi l’importance d’accélérer le processus d’accueil pour les migrants syriens, mais il a souligné l’importance de connaître qui sont les réfugiés qui pourraient trouver asile au Canada, pour des questions de sécurité.

Le gouvernement du Canada a l’intention d’accueillir encore plus de réfugiés de cette région, a précisé M. Harper lors d’un point de presse à Toronto.

«Nous sommes très satisfaits de voir que les Canadiens ont à c’ur ce dossier, et qu’ils veulent que nous réagissions», a tenu à dire M. Harper.

«Mais en même temps, je vais rassurer les Canadiens que les processus seront en place afin de s’assurer que nous aidions les personnes les plus vulnérables en premier, pas seulement aux premiers arrivés, premiers servis. Je veux aussi dire aux Canadiens que nous accueillons des gens venant d’une zone de guerre, d’une région contrôlée par des terroristes, et nous nous assurerons que la sécurité des Canadiens est adéquatement protégée», a déclaré M. Harper.

Le premier ministre n’a pas voulu aborder les demandes de ses adversaires visant à entamer des discussions entre les leaders sur l’aide aux réfugiés, indiquant qu’il ne voulait pas entrer dans des jeux partisans. Il a mentionné que son gouvernement a fait des annonces sur l’accueil des réfugiés avant les plus récents développements.

À Toronto, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a indiqué que son chef de cabinet est en communication avec celui de M. Harper afin d’avoir des discussions sur le sujet.

«Nous voulons qu’un commissaire soit nommé pour traiter spécifiquement du dossier des réfugiés syriens, et nous allons travailler très fort pour que ça se concrétise», a expliqué M. Mulcair, qui a souligné que la personne qui peut prendre les décisions concernant l’accueil de migrants est le premier ministre Harper.

«Je souhaite que ce soit moins partisan, et qu’on travaille tous dans la même direction, mais malheureusement les signaux qu’on reçoit de M. Harper ne sont pas très rassurants», a ajouté le chef néo-démocrate.

Pour Justin Trudeau, Ottawa ne peut se permettre d’attendre après le 19 octobre pour agir.

«Les Canadiens s’attendent à ce qu’on fasse quelque chose maintenant», a dit le chef libéral.

«Les Canadiens à travers le pays et les gens à travers le monde ont été profondément affectés par la crise humanitaire, cette crise abominable, cette tragédie humaine. Nous sommes unis dans notre désir d’en faire plus pour aider», a dit M. Trudeau, qui a demandé une rencontre avec les autres chefs des partis fédéraux.

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