Régime public la vasectomie ne est pas assez pour payer

Régime public  la vasectomie ne est pas assez pour payer

Québécois qui veulent avoir une vasectomie seront de plus en plus difficile de trouver un médecin pour fonctionner sur le système public que l’opération d ‘ plus que suffisant pour payer les médecins.

MONTRÉAL – Les Québécois qui veulent subir une vasectomie auront de plus en plus de mal à trouver un médecin pour les opérer dans le régime public puisque l’opération n’est plus suffisamment payante pour les médecins.

«Il y a beaucoup d’urologues qui vont cesser d’en faire», prévient le Dr Serge Carrier, président de l’Association des urologues du Québec.

Pas du bénévolat

«On ne peut pas blâmer les médecins. […] Ce n’est pas une opération bénévole», ajoute le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

La vasectomie a toujours été couverte par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ). Les urologues reçoivent 66 $ pour la chirurgie et les omnipraticiens, 93 $. La plupart du temps, l’opération se fait en cabinet privé.

Chaque année, plus de 13 000 Québécois subissent une vasectomie.

Or, pour compenser les autres frais liés à la chirurgie (bureau, infirmière, médicaments), les médecins facturent habituellement autour de 150 $ aux patients.

Mais voilà que le Collège des médecins du Québec (CMQ) lance une nouvelle offensive pour rappeler les médecins à l’ordre sur l’illégalité de ces frais «accessoires». Seul le coût du médicament (environ 1 $) peut être facturé.

«On sait qu’ils ne font pas ça parce que ce sont des criminels, mais il faut que la facturation respecte la loi», répond le président du CMQ, le Dr Charles Bernard.

Ainsi, plusieurs médecins envisagent de cesser de pratiquer la vasectomie dans le régime public.

Infirmière mieux payée

«Soit les médecins vont carrément arrêter d’en faire, soit ils vont s’en aller au privé», croit le Dr Carlos Marois, un urologue qui fait beaucoup de vasectomies en clinique.

Selon le Dr Carrier, des urologues pourraient être tentés de faire plus de vasectomies à l’hôpital, où ils n’ont pas à débourser de frais accessoires. «Mais ça coûte beaucoup plus cher au système. Je ne pense pas que ce soit gagnant», dit-il.

Selon la FMOQ, le problème se trouve dans la grille des frais accessoires de la RAMQ, qui n’a pas été revue depuis 40 ans.

«Il faut remettre l’entente au goût du jour, le Dr Barrette est bien au courant de ça», dit le Dr Godin.

Fin du remboursement’

Quant à la possibilité de cesser de rembourser la vasectomie dans le régime public, le Dr Godin répond qu’il s’agit d’une décision politique et de société.

Or, plusieurs médecins, dont le Dr Marois, soulignent que la vasectomie est un excellent moyen de contrôler les naissances, beaucoup moins risqué que la ligature tubaire chez les femmes.

L’Association des urologues dit avoir soulevé ce point auprès de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), qui n’a pas rappelé le Journal de Montréal.

Par courriel, on nous répond que la FMSQ ne négocie pas «sur la place publique».

Au moment de publier, le ministre Gaétan Barrette n’avait pas retourné nos appels.

Selon l’ONU, les Canadiens sont les plus vasectomisés au monde, devant les Britanniques et les Néo-Zélandais.

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