Rentrée française, les auteurs à ne pas manquer

Rentrée française, les auteurs à ne pas manquer

La grand messe de la littérature française commence à battre son plein. Parmi les quelques centaines de romans publiés, voici ceux garniront les tablettes des librairies.

Les puissants

Pour cette rentrée, certains auteurs s’inspirent des puissants de ce monde. Prix Goncourt du premier roman en 1993, Bernard Chambaz s’invite dans la vie de Vladimir Vladimirovitch Poutine, qui bascule lorsque son homonyme arrive au pouvoir, à la tête de l’État russe. Quant à Yasmina Khadra, il s’immisce lors de la dernière nuit du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, qui s’interroge sur ce que l’Histoire retiendra de lui (La dernière nuit du Raïs).

L’enfance

Autre thème, mais qui peut être encore plus amère, celui de l’enfance. Alors que Alain Mabanckou narre l’histoire d’un jeune orphelin en Afrique dans Petit piment, Sorj Chalandon, journaliste pour Le Canard enchaîné raconte son père fantasque (Profession du père). Quant à Simon Liberati, il va évoquer la jeunesse de son épouse Eva Ionesco, qui, enfant, apparaissait dans des clichés érotiques signés par sa propre mère (Eva). La sulfureuse Christine Angot revient avec un roman qui raconte l’histoire d’une petite fille violée par son père (Un amour impossible).

Grands noms de la littérature américaine

Sous la plume de Jim Harrison, l’inspecteur Sunderson, imbibé d’alcool et de désir, voit sa retraite perturbée par une série de meurtres lors de la pêche à la truite dans le nord du Michigan (Péchés capitaux). Dans une Amérique tout aussi tourmentée, l’auteure Toni Morrison évoque la question du racisme dans son onzième roman Délivrances à travers la vie d’une jeune femme noire. Un sujet qui est aussi abordé par Dinaw Mengestu dans Tous nos noms.

Le livre culte d’Elizabeth Kolbert, La Sixième extinction, arrive enfin en France. Cet écrit, de la journaliste du New Yorker, est un reportage sur la sixième vague de disparitions massives d’espèce sur la planète, qui pourrait être bien plus dévastatrice que celle des dinosaures.

Paru en 1996 outre-Atlantique, L’infinie comédie est un ouvrage culte. Publié en France aux éditions de l’Olivier, le roman de David Foster Wallace évoque une Amérique futuriste, où les États-Unis, le Canada et le Mexique ont fusionné en un seul État et où les habitants ne vivent plus qu’à travers la télévision, les médicaments et l’ultra-consommation.

Potache et rocambolesque

Pour ceux qui seraient en quête de fantaisie, on ne saurait leur recommander le premier ouvrage de l’humoriste Bérangère Krief, La prochaine fois, je vous montre mon chat, où la jeune femme, remarquée dans la série Bref, énonce plusieurs chroniques sur l’actualité, l’air du temps, mais aussi sur son cher et tendre félin.

La reine des librairies Amélie Nothomb fera aussi son grand retour avec Le crime du Comte de Neville, où un aristocrate apprend par une voyante qu’il perpétrera bientôt un meurtre.

Et aussi…

Delphine de Vigan (Rien ne s’oppose à la nuit) revient avec D’après une histoire vraie. La dramaturge Yasmina Reza signe Bella Figura, une pièce où se mélange humour et tromperie. Quant à Éric-Emmanuel Schmitt, il raconte dans La nuit du feu comment il est devenu croyant suite à un voyage dans le Sahara. Enfin, Philippe Delerm évoque les petits plaisirs de la vie dans Les eaux troubles du mojito.

Très attendu aussi, le nouveau volet de la saga Millénium, initialement pensée par Stieg Larsson, est sorti le 27 août sous la plume de David Lagercrantz.

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