Ruée pour les permis de construction à Stoneham

Ruée pour les permis de construction à Stoneham

L’annonce d’un éventuel moratoire de trois mois sur la délivrance des permis de construction dans le bassin versant du lac Saint-Charles a provoqué une ruée de futurs propriétaires à l’hôtel de ville de Stoneham.

Au lieu d’émettre «5 ou 6 permis» à cette période-ci de l’année, le maire Robert Miller s’attend à en délivrer une quarantaine d’ici le 17 décembre, date de la prochaine séance de la Communauté métropolitaine où le moratoire risque d’être adopté.

«Ça met de la pression sur les familles qui vont se questionner si leurs plans ne sont pas tout à fait prêts, ça va mettre de la pression sur nous aussi et surtout, ça va créer de la pression sur l’environnement parce qu’il va se construire plus de maisons dans un délai qui risque d’être plus court», a-t-il déploré, invitant le maire Régis Labeaume à «assouplir» sa position.

Un moratoire de 90 jours, selon lui, est «totalement inutile». Robert Miller appuie les revendications de la MRC-de-la-Jacques-Cartier et se range derrière les propriétaires de terrains qui sont déjà prêts à construire.

«Pour ce qui est des permis individuels et de construction, M. Labeaume, svp, mettez la pédale douce et faites-nous confiance de ce côté-là», a-t-il ajouté, assurant que sa municipalité est déjà sensible à la protection des sources d’eau et respecte le règlement de contrôle intérimaire, bien que celui-ci mérite d’être revu et amélioré, a-t-il convenu. M. Miller s’est par ailleurs défendu de céder aux pressions des promoteurs.

Labeaume persiste et signe

Nullement ébranlé par la contestation, le maire de Québec garde le cap. «Je pense qu’on a bien fait. Ce que ça va provoquer, le moratoire, c’est une discussion réelle sur le développement à Québec. On me dit qu’il y aurait des plans pour 2000 nouvelles habitations au Lac-Beauport. C’est du stock ça. C’est tu dangereux pour le lac Saint-Charles’ Je pense que oui moi.»

Appuie des écologistes

Les groupes écologistes comme Nature Québec et le Conseil régional de l’environnement (CRE) appuient sans réserve le maire de Québec dans son bras de fer avec Lac-Beauport et Stoneham.

«Il est déjà minuit moins une. On a beaucoup tardé à sonner l’arrêt de la récréation. L’accès à une eau potable de qualité, le bien commun, doit primer sur l’intérêt de quelques promoteurs», a déclaré Christian Simard, de Nature Québec.

Le moratoire, c’est juste un minimum pour se donner un temps d’arrêt», a renchéri Alexandre Turgeon du CRE, déçu de constater que tous les élus n’ont «pas encore compris la gravité du problème».

«Ça serait le temps que ces maires-là arrêtent d’être à la solde des promoteurs. Et s’ils ont besoin des revenus de taxes de ces développements-là pour payer les dépenses de leurs municipalités, ça fait jus

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