Russell Martin était à la recherche pour le vainqueur que Toronto

Russell Martin était à la recherche pour le vainqueur que Toronto

Martin fera tout son possible pour mettre fin à la malédiction qui ‘ s vers le bas les Blue Jays, une équipe ‘ s d’avoir pris part à aucun match éliminatoire depuis ses deux conquêtes successives de la Série mondiale en 1992 et 1993

DUNEDIN, Floride – Russell Martin affichait l’enthousiasme d’une recrue, lundi, lors de l’ouverture du camp des Blue Jays de Toronto à leur complexe d’entraînement à Dunedin.

Depuis qu’il a signé un contrat de cinq ans et de 82 millions $ avec l’équipe torontoise en novembre dernier, Martin brûlait d’impatience d’enfiler son nouvel uniforme.

«C’est vraiment spécial de porter le bleu des Blue Jays», a raconté le receveur de 32 ans à sa sortie du terrain, sous une température confortable de 21 degrés Celsius.

«J’ai travaillé très fort au cours des derniers mois afin d’arriver fin prêt au camp et je m’attends à de très belles choses de la part des Blue Jays cette saison.»

Une disette de 21 ans

Le Montréalais Alex Anthopoulos, directeur général des Blue Jays, a accordé ce gros contrat à Martin non seulement parce qu’il est l’un des receveurs les plus complets des ligues majeures, mais surtout parce qu’il est un gagnant né.

Au cours de ses neuf campagnes passées avec les Dodgers de Los Angeles, les Yankees de New York et les Pirates de Pittsburgh, Martin a participé à des matchs éliminatoires sept fois. C’est une sacrée belle moyenne!

Les Pirates avaient été absents des rencontres d’après-saison depuis 1992 avant que le Québécois ne mène l’équipe vers cette étape tant recherchée en 2013 et en 2014.

Maintenant, Martin fera tout son possible pour mettre fin à la malédiction qui s’abat sur les Blue Jays, une équipe n’ayant pris part à aucun match éliminatoire depuis ses deux conquêtes successives de la Série mondiale en 1992 et 1993.

Cette disette de 21 ans est la plus longue actuellement dans les majeures et ça commence à peser très lourd à Toronto.

À son mieux sous la pression

Les Blue Jays misent donc sur Martin, ainsi que le puissant frappeur Josh Donaldson et le voltigeur Michael Saunders, deux autres importantes acquisitions durant l’hiver, pour mettre un terme à cette séquence. Les attentes sont très élevées.

«Je ne m’en fais pas avec la pression, a confié Martin. J’essaie de ne pas regarder trop loin devant moi. J’ai toujours connu du succès lorsque la pression est forte et j’en suis fier. Mais je peux simplement contrôler mes efforts et mon attitude. On gagne en équipe.»

Deux situations différentes

Il ne voit guère de similitudes entre les Blue Jays et les Pirates.

«Pittsburgh avait connu 20 saisons perdantes d’affilée avant de se qualifier pour les matchs éliminatoires en 2013, a rappelé Martin. C’est bien différent avec les Blue Jays, qui ont connu plusieurs années avec des fiches gagnantes.

«Il ne leur manquait que quelques victoires afin de se qualifier pour les séries et c’est ce que l’équipe visera cette année. Il est vrai, toutefois, que les Jays, à l’instar des Pirates, misent sur de très bons jeunes joueurs dans leur organisation. Ça va être excitant de pouvoir travailler avec eux.»

Gagner la confiance des lanceurs

Martin est tout feu tout flamme à l’idée d’amorcer cette nouvelle étape dans sa carrière.

«J’ai hâte d’apprendre à connaître mes nouveaux coéquipiers, a-t-il commenté. Je dois gagner la confiance des lanceurs. Je vais leur suggérer des choses, certes, mais je ne suis pas un dictateur. Je me décris comme étant un gars qui joue avec passion, qui prêche par l’exemple.»

Dès les premiers exercices d’étirement, on pouvait apercevoir Martin au beau milieu de la première rangée de joueurs. Son rôle de leader, on sent qu’il est prêt à le jouer.

Lorsqu’un journaliste torontois lui a mentionné que les lanceurs interrogés avaient exprimé leur enthousiasme à l’idée de travailler avec un receveur de sa trempe, Martin a rétorqué, sur un ton prudent: «C’est un beau compliment, mais ce que j’ai fait dans le passé ne veut plus rien dire. Tout est à rebâtir.»

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