Sans permis et en état d’ébriété il a tué un enfant de 7 ans

Sans permis et en état d'ébriété il a tué un enfant de 7 ans

SAINT-JÉRÔME – Un homme de 23 ans a plaidé coupable, jeudi, d’avoir conduit avec les facultés affaiblies, causant la mort d’un enfant de 7 ans.

Le 19 juillet 2014, Simon Cayouette-Paradis, dont le permis avait été suspendu, conduisait aussi à grande vitesse lorsqu’il s’en retournait chez lui après avoir été expulsé par le propriétaire d’un terrain de camping où il avait passé la soirée.

Il circulait à une vitesse de 115 km/h dans une zone de 70 km/h lorsqu’il a percuté violemment la voiture de la famille Mesref, à Sainte-Anne-des-Plaines. Il dépassait alors du double la limite d’alcool permise.

Sami Mesref, 7 ans, a succombé à ses blessures quelques heures après l’accident. Son frère Rayan, 8 ans, a subi un traumatisme crânien et a eu le tibia et le péroné fracturés. Sa mère, Nellia Aguiar, a eu une cheville «en miettes». Ils en garderont des séquelles toute leur vie.

«Le père, même s’il n’était pas dans le véhicule, souffre aujourd’hui de dépression», a souligné l’avocate de la Couronne, Me Guylaine Aspirot.

Pour sa défense, M. Cayouette-Paradis parle d’un moment d’inattention. Il a plaidé coupable jeudi matin de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort et de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé des lésions au palais de justice de Saint-Jérôme.

Me Aspirot, a souligné qu’il y avait de nombreux facteurs aggravants. L’accusé avait été arrêté plusieurs fois pour excès de vitesse et son permis était suspendu. Il avait également des antécédents de voies de fait.

«Même à jeun, il était dangereux. C’était un danger public. L’accident était presque prévisible», a souligné la procureure.

Selon l’avocate de la défense, Me Marie-Lyne Tremblay, les événements ont été un tournant dans la vie de son client.

«Depuis, il n’a pas bu une goutte d’alcool et a changé ses fréquentations. Il travaille à temps plein et est même devenu le parrain d’une petite fille.»

Jeudi matin, le jeune homme était accompagné de sa mère.

La Couronne demande une sentence de cinq ans de prison tandis que la défense suggère de 18 à 36 mois.

«Il y a la personnalité de l’individu qui change, mais peu importe la sentence, ça ne ramènera pas l’enfant. Même avec ma sentence, le père n’est pas sorti de l’auberge», a souligné le juge Michel Bellehumeur.

Ce dernier a affirmé qu’il était prêt à rendre sa sentence. Mais l’avocate de la défense, a demandé un délai, prétextant que son client n’avait pas encore avisé son employeur. L’accusé connaîtra sa sentence le 23 septembre prochain.

M. Cayouette-Paradis et la famille de Sami Mesref ont refusé de commenter.

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