Sécurité ferroviaire, Transports Canada prié d’agir

Sécurité ferroviaire, Transports Canada prié d'agir

Le syndicat des Teamsters réclame une intervention du gouvernement Trudeau afin de faire respecter un règlement de la sécurité ferroviaire au Canada.

Selon Teamsters Canada, représentant des préposés à l’entretien des voies de la compagnie Canadien Pacifique (CP), les mises à pied massives d’équipes d’entretien des voies ferrées du CP n’augurent rien de bon pour le réseau ferroviaire canadien, «qui s’expose à des risques de catastrophe majeure».

«À la veille de la commémoration de la tragédie de Lac-Mégantic, le syndicat des Teamsters somme Transports Canada d’intervenir immédiatement avant qu’il ne soit trop tard», a fait savoir le syndicat dans un communiqué.

Respecter la loi

Teamsters Canada soutient que CP refuse de procéder à une évaluation des risques, laquelle serait obligatoire en vertu du Règlement de 2015 sur le système de gestion de la sécurité ferroviaire, malgré les mises à pied ou l’abolition de quelque 500 postes de préposé à l’entretien des voies.

«Le CP viole clairement la loi et Transports Canada a tous les atouts en main pour exiger la réintégration de ces travailleurs», s’est indigné Gary Doherty, président de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada – Division des préposés à l’entretien des voies.

«En plus de supprimer ces postes essentiels, le CP augmente la vitesse de passage des trains dans certaines villes!», a ajouté le dirigeant syndical, affirmant que la compagnie ferroviaire fera passer d’ici 60 jours la vitesse de ses trains de 50 à 60 milles à l’heure à travers la municipalité de Beaconsfield.

«Nous avons envoyé une lettre très claire au ministre Garneau il y a deux semaines, a déclaré M. Doherty. Je tiendrai donc le gouvernement fédéral directement responsable du prochain déraillement impliquant un entretien des voies ferrées inadéquat s’il ne donne pas suite à nos recommandations.»

Un courriel

À la suite de nos questions, Teamsters Canada a corrigé son affirmation et reconnu que c’est bien un courriel, et non une lettre, qui a été envoyé au ministre des Transports, Marc Garneau.

Nous avons obtenu copie de ce courriel portant la date du 17 juin 2016, ce qui nous a permis de constater qu’il était unilingue en anglais.

Cette missive électronique dans la langue de Shakespeare insistait sur les responsabilités et obligations de Transports Canada et de la compagnie Canadien Pacifique en matière de sécurité et demandait au gouvernement Trudeau une clarification des circonstances où une évaluation des risques devient nécessaire pour protéger le public.

Le syndicat des Teamsters invite les citoyens à communiquer avec leurs élus «s’ils sont témoins de situations inquiétantes sur les voies ferrées».

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