Seringue souillée, un éboueur poursuit le CHUM après s’être piqué

Seringue souillée, un éboueur poursuit le CHUM après s'être piqué

MONTRÉAL | Deux ans après s’être piqué accidentellement le doigt sur une seringue souillée, l’éboueur Jocelyn Hébert, dont l’histoire avait la manchette à TVA Nouvelles en août 2015, vient d’intenter une poursuite de 120 000 $ contre le CHUM.

Dans la requête déposée récemment à la cour par son avocate, Me Rita Daou, M. Hébert allègue que «cet incident a marqué le point de départ d’une vie mouvementée d’émotions, notamment lorsqu’il a appris, lors d’une visite dans une clinique, qu’il avait été exposé à un liquide biologique à la suite de la piqûre de l’aiguille souillée à travers son gant».

L’état de l’éboueur se serait rapidement détérioré, générant notamment des phénomènes de reviviscences, d’irritabilité, de troubles de sommeil, des problèmes de concentration et de perte de poids.

Dans la requête, on indique que M. Hébert souffre désormais de stress post-traumatique relativement à l’incident survenu le 19 août 2015.

Au terme de tests médicaux, de diverses investigations et de traitements, les spécialistes de la santé ont informé Jocelyn Hébert qu’il n’avait pas été contaminé par la seringue souillée.

Malgré cette nouvelle encourageante, M. Hébert estime que cette seringue souillée n’aurait jamais dû se retrouver dans les vidanges de l’Hôpital Saint-Luc, mais bien dans des contenants conçus pour recueillir les seringues souillées et utilisées, c’est-à-dire des contenants rigides, résistant à la perforation et muni d’un couvercle solide.

Il réclame un dédommagement pour perte de salaire, préjudice psychologique et atteinte aux relations personnelles avec les membres de sa famille, notamment.

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