SRB, Labeaume prend Ottawa pour modèle

SRB, Labeaume prend Ottawa pour modèle

Renversé par la mésaventure de Gatineau avec son SRB flambant neuf, Régis Labeaume n’a pas l’intention de commettre les mêmes erreurs. Il entend plutôt s’inspirer du modèle «probant» d’Ottawa, sur l’autre rive.

«La valeur première sur laquelle il faut que tu bases ton système, c’est la valeur du temps. Tu ne peux pas avoir un système qui prolonge le temps pour se rendre au travail avec le SRB. Ça ne marche pas. Si c’est ça, c’est normal que ça soit un flop», a-t-il confié en entrevue, lundi, à propos du Rapibus de Gatineau.

Le maire de Québec a l’intention d’approfondir le sujet et d’en discuter avec le maire Maxime Pedneaud-Jobin lors de son passage à Gatineau, jeudi, en marge d’une série de rencontres avec des acteurs économiques locaux.

«C’est assez incompréhensible. Ça ne peut pas prendre plus de temps, c’est trop fondamental, ça n’a aucun sens», a-t-il renchéri, visiblement étonné du faux départ du SRB en Outaouais.

Le SRB avant le tramway

La Ville d’Ottawa, quant à elle, inaugurera en 2018 un système de train léger qui remplacera en grande partie son service rapide par bus, lequel ne suffit plus à la demande. La Ville de Québec suivra ses traces en procédant d’abord avec un SRB, puis un tramway, réitère M. Labeaume, malgré les voix qui s’élèvent pour lui demander de prioriser dès maintenant le tramway.

«Nous, la beauté de notre affaire, c’est que ça ne sera pas long de transformer ça (dans 25 ans) parce qu’on fait la plate-forme pour supporter un tramway. Tout est prévu pour que ça soit le plus simple possible. Tout va être construit pour accueillir des rails rapidement.»

Tracé controversé

Quant au tracé sur le boulevard Charest, critiqué à nouveau lundi par Accès transports viables (ATV) et le candidat à la chefferie de Démocratie Québec François Marchand, le maire de Québec persiste et signe. Il est impensable, selon lui, d’envisager un tracé en Haute-Ville en raison des nombreuses expropriations qui gonfleraient la facture du projet.

«Le long des endroits déjà achalandés, ça marche. Pourquoi remplacer quelque chose qui marche’», lance-t-il, vantant l’efficacité des Métrobus et des Express.

Étienne Grandmont, d’ATV, ne voit pas du tout les choses de la même façon. «On va investir 1,1 milliard $ pour un SRB qui va passer là où il n’y a pas de clientèle actuellement», se désole-t-il.

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