Transparence demandée à Michaëlle Jean

Transparence demandée à Michaëlle Jean

QUÉBEC | L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) doit recommencer à publier les frais de déplacement de sa secrétaire générale Michaëlle Jean, estime la ministre des Relations internationales Christine St-Pierre.

À quelques heures d’une rencontre à Paris à laquelle un représentant du Québec participera, Mme St-Pierre a réclamé hier un retour à la transparence.

« Ça ne devrait pas disparaître, ça devrait être clair, il faut de la transparence, dit-elle. Dans les comptes publics, quand c’est l’argent des contribuables, qui vient des gouvernements, il faut que tout soit transparent. »

Notre Bureau d’enquête a révélé la semaine dernière que l’OIF a cessé de produire le montant précis pour les déplacements de Mme Jean dans les documents financiers de l’année 2016 remis à ses États membres.

Cela survient alors que ses dépenses pour des missions à l’étranger, de 907 000 $ l’an dernier, dépassent de 40 % le budget prévu.

La question de la transparence sera vraisemblablement soulevée aujourd’hui à Paris par le représentant du Québec à l’OIF à l’occasion d’une réunion de la commission administrative et financière (CAF) qui doit durer toute la journée. « Je suis à peu près assurée que ça va être relayé », soutient Mme St-Pierre.

Appartement

Par ailleurs, devant des versions contradictoires, Mme St-Pierre a demandé au gouvernement du Canada et à l’OIF de clarifier la situation concernant la vente d’un appartement loué actuellement pour Mme Jean à Paris, dont Ottawa est propriétaire.

Après une conversation la semaine dernière avec la ministre fédérale de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, Mme St-Pierre semblait optimiste, hier.

« Je pense que oui, il y en a des signes d’ouverture », dit-elle.

Selon la ministre québécoise, « la prochaine étape, c’est qu’il y ait un éclaircissement entre l’OIF et le gouvernement fédéral ».

La semaine dernière, Mme Jean a soutenu que des dépenses d’aménagement d’un demi-million de dollars seraient déduites du prix d’achat de l’appartement loué par l’OIF, ce qu’a nié Mme Bibeau, en précisant qu’Ottawa n’a pas pris de décision sur la vente.

Pour Mme St-Pierre, à défaut d’une transaction, un « compromis » doit être trouvé. « Il faut que ce soit réglé parce qu’être locataire et payer les rénovations, ça ne marche pas », dit-elle.

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