Trois bons shows de gars en uniforme

Trois bons shows de gars en uniforme

Je ne sais pas si les stations se sont passées le mot, mais on ne se plaindra certainement pas de l’abondance d’émissions de style docu-réalité sur nos vaillants policiers, ambulanciers et pompiers présentes sur nos ondes.

Que ce soit le retour de la série SQ suivi par la nouveauté 911, les vendredis sur V, ou encore Alerte 5 où on découvre les dessous de la caserne à TVA, ce que j’aime plus communément appeler «les shows de gars en uniforme» ont définitivement la côte cet automne. Reste qu’ils ne sont pas seulement beaux, je vous confirme qu’ils sont aussi efficaces. Les trois émissions sur des domaines connexes sont pourtant présentées dans des optiques bien différentes.

Des pompiers passionnés

Alerte 5, est le plus «soft» du lot. Malgré des scènes d’incendies redoutables, je n’ai rien vu de très troublant. L’emploi l’est peut-être, mais les images que l’on nous présente ne le sont pas. Je dirais qu’on se la joue plus émotif, personnel et intime en mettant l’accent sur le dévouement des pompiers au travail. Sauver des vies, c’est leur priorité, qu’il s’agisse d’un feu ou d’une intervention de premier répondant. L’émission s’intéresse davantage à leur personnalité, ce qui les passionne dans leur métier et à ce lien indescriptible qui unit tous les gars de la caserne. L’esprit d’équipe est la clé de leur bon travail. Il faut dire qu’ils forment une méchante belle «gang». Ça donne presque le gout de déménager avec eux.

Le professionnalisme des policiers

Par contre, dans les cas de SQ et 911, ça brasse pas mal plus. Disons que ça donne plus envie de frapper quelqu’un que de verser une larme. Il s’en passe des affaires troublantes dans la vie d’un policier ou d’un ambulancier en une journée! Je suis bien mieux derrière mon ordinateur parce que c’est certain que je suis traumatisée après la première semaine. Pas évident comme job de faire affaire avec des gens fortement intoxiqués, agressifs et dangereux qui troublent la paix publique. Je comprends que plusieurs interventions se terminent malheureusement par des arrestations «violentes». Ils sont incroyablement patients et je n’en reviens pas qu’ils ne pognent pas les nerfs plus tôt. À faire ce travail, je serais découragée de voir où le monde s’en va. Quand on dit que la drogue c’est mal…

Les deux côtés de la médaille

Cependant, je crois bien qu’il n’y a pas autant d’histoires de gars saouls et déplaisants pour rien. Il me semble que ces émissions ne servent pas seulement à montrer la réalité quotidienne des personnages, mais elles sont aussi une vitrine qui les laisse s’exprimer face à l’opinion que le public a de leur travail. C’est plus précisément le cas avec les policiers (parce que c’est rare en maudit que j’ai entendu quelqu’un se plaindre des pompiers, tout le monde semble les aimer) qui sont souvent ceux que l’on méprise le plus. Avec toutes les controverses les entourant (je pense ici à la fameuse matricule 728), les méthodes de travail des agents de police sont de plus en plus épiées et par le fait même, toujours plus critiquées.

Je sais bien qu’être stressé et sur ses gardes pour ne pas se faire tirer n’est pas une raison pour frapper sur le monde, mais les émissions nous démontrent bien qu’une intervention dure parfois plusieurs longues minutes. Je ne veux pas me faire l’avocat du diable, mais il est évident que si l’on filme et met en ligne seulement la partie où les policiers sont «raides» avec un contrevenant en épargnant les dix minutes précédentes où il les a envoyé promener sans cesse, c’est facile de pointer du doigt le mauvais fautif et de partir en peur avec nos commentaires haineux contre la SQ. Disons que ces séries vont peut-être les aider à regagner la faveur du public, et remettre les pendules à l’heure.

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