Trop tôt pour se réjouir croient des Syriens d’ici

Trop tôt pour se réjouir croient des Syriens d'ici

Des Syriens installés au Québec poussent un soupir de soulagement après l’annonce d’une trêve dans leur pays natal, mais ils refusent de se réjouir trop vite.

«Tout ce qui peut arrêter cette folie en Syrie est bienvenu, mais il ne faut pas que ce soit un mensonge ou un jeu politique», lance Loay Romhein, un père de famille qui a fui son pays il y a un an.

«Nous craignons toujours les radicaux», poursuit M. Rohmein, ajoutant que cette trêve ne signifie rien pour les terroristes du groupe armé État islamique.

Installé à Laval avec sa femme et ses deux garçons, il ne rêve pas de repartir vivre en Syrie.

«On l’a vu en Bosnie ou en Irak. Après une guerre, ça prend au moins 10 ans à un pays avant que tout revienne à la normale. En ce moment à Damas [la capitale de la Syrie], il n’y a plus d’eau ou d’électricité», dit-il.

Il aime maintenant voir la neige tomber et surtout, c’est ici que ses enfants de neuf et sept ans ont un meilleur avenir, selon lui.

«Ils parlent français maintenant, ils ne peuvent même plus écrire l’arabe».

«Il vaut mieux rester prudents et attendre de voir ce qu’il va se passer», croit Gracia Melky, une Syrienne au Québec depuis plusieurs années, mais dont les proches sont récemment venus la rejoindre ici.

Elle avait l’habitude de retourner fréquemment dans son pays natal pour les visiter, mais après près de six ans de guerre civile, elle ne s’attend pas à y retourner de sitôt.

«C’était tellement un beau pays, c’est pour ça qu’ils se battent pour l’avoir», déplore la Lavalloise.

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