Uber devra louer des permis de taxi

Uber devra louer des permis de taxi

Uber devra louer des permis de taxi s’il veut continuer d’opérer au Québec, selon des informations obtenues par Le Journal.

Le ministre Jacques Daoust aurait rallié ses collègues à l’idée d’une règle pour tous: la multinationale devra s’inspirer de Téo Taxi pour permettre à ses chauffeurs de faire du transport de personne, selon une source gouvernementale.

Téo Taxi, une «alternative légale à Uber» qui est 100 % électrique, est la propriété de l’ancien dragon Alexandre Taillefer. Son modèle d’affaires est basé sur la location de taxi. Celui-ci avait évalué lors de la commission parlementaire sur l’avenir de l’industrie du taxi que le coût de location était de 265 $ par semaine par permis. «Ce prix représente un coût par course de l’ordre d’à peu près 1,60 $», avait-il expliqué.

TPS et TVQ sur chaque course

Québec va aussi forcer Uber à payer la TPS et la TVQ sur chaque course, ce qui fera fondre comme neige son avantage économique sur la concurrence. M. Taillefer estimait que ce «coût de départ», qui n’était pas assumé par la multinationale, «est de l’ordre d’environ 3,50 $».

Le ministre des Transports Jacques Daoust adopte ainsi un seul modèle pour tous: du taxi classique au «taxi amateur» d’Uber.

Vers un bâillon’

M. Daoust doit déposer son projet de loi avant le 12 mai. Il y a relâche parlementaire la semaine prochaine et le calendrier ne laisse plus beaucoup de place à l’hésitation. La glace est mince pour l’adopter avant l’été, comme demandé par l’industrie du taxi.

Le ministre des Transports n’écarte pas le bâillon parlementaire. «Je vous répète, par ailleurs, il y aura un bâillon… je ne sais pas s’il y aura un bâillon, ça ne dépend pas de moi, ça dépend de vous [l’opposition]. Si vous décidez de faire un filibuster, si vous décidez de bloquer les consultations…», a-t-il lancé lors de la période de questions. Il demande donc au Parti québécois et à la CAQ de «collaborer» pour avoir un «processus rapide» qui permettra l’adoption avant l’été.

M. Daoust a régulièrement écorché Uber sur la place publique. Il a réitéré aujourd’hui que l’entreprise n’est pas «dans une situation équitable par rapport à l’industrie du taxi traditionnelle» et que le projet de loi va corriger cette situation.

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