Uber, les militants libéraux furieux

Uber, les militants libéraux furieux

DRUMMONDVILLE – Le projet de loi sur l’industrie du taxi étouffe la compétition, bloque l’innovation et ne représente pas les valeurs libérales, ont dénoncé plusieurs militants libéraux qui critiquent ouvertement le gouvernement Couillard.

Ces derniers ont causé la surprise en adoptant une proposition de la commission jeunesse du PLQ sur l’économie du partage qui remet en question le projet de loi 10 du ministre Jacques Daoust.

«On ne peut pas se mettre dans le milieu du fleuve et arrêter le courant», a affirmé Jonathan Hamel lors d’un débat sur l’économie du partage durant le conseil général du PLQ samedi. M. Hamel, qui a déjà appelé au départ des ministres Daoust et Anglade, s’est fait chaudement applaudir par la foule.

Un autre militant, l’ancien radio-canadien Pierre Bouillon, a fait une sortie musclée contre la pièce législative qui ne respecte pas les valeurs libérales. «Nous sommes le parti de l’économie. Je ne reconnais pas ces valeurs dans le projet de loi 100», a-t-il lancé.

Il estime que l’industrie du taxi est «en rupture avec sa clientèle» et qu’Uber propose une solution novatrice. Un militant d’Outremont a souligné que le projet de loi 100 «étouffe la compétition» et «bloque l’innovation».

D’autres militants se sont rangés derrière le ministre des Transports Jacques Daoust. «Comment pouvons-nous permettre à Uber de violer nos propres lois. Nous sommes aussi le parti des libertés collectives», a affirmé un homme, furieux que les jeunes du parti «se fassent avoir» par la multinationale Uber. «Si ça passe, c’est d’encourager le travail au noir», a ajouté une autre personne.

Le député Pierre Reid est allé au front pour défendre le travail de son collègue Daoust. «Ce n’est pas parce que les péquistes sont d’accord que ce n’est pas bon», a-t-il lancé aux militants qui critiquent l’appui de Martine Ouellet et d’Amir Khadir à la pièce législative. 

La proposition de la commission jeunesse du Parti libéral sur l’économie du partage a d’ailleurs été BLANK BLANK au terme d’un vif débat.

Un projet de loi imparfait

La grogne des militants semble avoir fait son chemin dans les officines libérales. Le ministre des Transports Jacques Daoust a indiqué qu’il était prêt à faire des concessions. Il a d’ailleurs que son projet de loi n’était pas parfait.

Son collègue ministre des Finances Carlos Leitao l’a lui aussi reconnu. «Le projet de loi n’est pas idéal. On a au Québec ce système de gestion de l’offre. On a hérité de ce système. Dans un monde idéal, il n’existerait pas et ce serait beaucoup plus facile», a-t-il lancé à la presse parlementaire samedi matin.

Le gouvernement Couillard a toutefois choisi de garder ce modèle «imparfait» parce que le changé aurait coûté trop cher. L’alternative, c’est de mettre fin au système et de racheter les permis. Ce serait des centaines de millions, 700 ou 800 millions. Si on avait cet argent, on ne le mettrait pas la», a-t-il laissé tomber.

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