Un aquarium immense au c’ur de l’Afrique

Un aquarium immense au c'ur de l'Afrique

L’Afrique est reconnue pour l’énorme richesse de sa faune terrestre, beaucoup moins pour sa faune aquatique. Pourtant, le lac Malawi, situé dans le sud-est du continent, compte plus d’espèces que n’importe quel autre plan d’eau du genre au monde, dont la majorité est endémique.

Ses eaux douces, d’une pureté exceptionnelle, laissent l »il nu voir à une vingtaine de mètres de profondeur par endroits. Sa température, relativement constante et chaude, en fait ainsi un véritable paradis pour les fervents de plongée en apnée ou avec bouteille, tout comme pour les amateurs de kayak.

Un parc national a dès lors été établi dans sa partie australe, sur la péninsule de Nankumba, dans le but de protéger cet habitat unique sur la planète. L’UNESCO a d’ailleurs reconnu sa grande valeur en l’inscrivant comme site du patrimoine mondial de l’humanité.

Le lac Malawi est en fait comme un aquarium immense où nagent des ribambelles de petits poissons tropicaux, tous plus colorés les uns que les autres. La famille des cichlidés y est bien représentée avec plus d’un millier d’espèces différentes, dont les plus connus sont nommés mbunas en langue locale.

Même s’il est l’un des plus ­profonds au monde avec un encaissement moyen de 264 mètres, les poissons en vedette se tiennent souvent près de la surface et ­viendront se nourrir parfois à même la main. Des bleus lumineux aux rayures noires, d’autres avec des points jaunes ou d’un orange éclatant, le tourbillon est ­continuel pour le plus grand plaisir des ­plongeurs et touristes.

Selon des spécialistes, cet ­endroit se voudrait l’un des ­meilleurs au monde pour faire de la plongée en eau douce, aussi bien en matière de qualité que de prix. Parmi les autres bases terrestres pour la location d’équipements ou des cours certifiés, mentionnons Nkhata Bay (centre-ouest), l’île de Likoma (centre-est) et Senga Bay (sud-ouest).

Des îles et îlots permettent pour leur part d’observer des babouins, des varans et diverses espèces d’oiseaux, notamment des ­martins-pêcheurs, des crécerelles de Dickinson et des engoulevents pointillés.

Deux des plus connus, Domwe et Mumbo, offrent des lodges de luxe dans des décors de cartes ­postales. Un monticule habité d’une forêt touffue et entouré d’eaux claires miroitantes laisse en effet ­planer des images de hamac ­valsant au gré du vent.

Si vous préférez la terre ferme, plusieurs options, dont certaines plus économiques, se trouvent directement à Cape Maclear, aussi connu sous le nom de Chembe. Vous pourrez alors vous prélasser sous un baobab, tout comme l’a fait le célèbre médecin missionnaire écossais David Livingstone il y a plus de 150 ans.

Repères

Période : Du début mai à la fin octobre­­, soit durant la saison sèche.

Argent : 1 $ CA = 540 kwachas. Prenez note que des guichets bancaires sont rares hors des grandes villes et qu’ils ne vous donneront pas plus que l’équivalent d’environ 200 $ par période de 24 heures. Des billets américains ou chèques de voyage sont habituellement acceptés, bien que le taux de change puisse être défavorable dans plusieurs établissements touristiques.

Bon à savoir : Un visa est ­nécessaire pour entrer au pays. Il est habituellement émis à l’arrivée à l’aéroport ou aux ­frontières terrestres principales.

Conseils : Vérifiez si le prix de votre forfait inclut les frais d’entrée au parc national.

Santé : Des risques de contracter la schistosomiase, une infection parasitaire, sont possibles dans le lac Malawi, bien que plus limités dans les zones touristiques.

Sécurité : Les routes peuvent souvent être en mauvais état ou mal éclairées, rendant la conduite automobile dangereuse. Des détournements de voiture armés sont aussi fréquents. Enfin, sachez que les véhicules roulent à gauche.

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