Un blitz de négociations sans grandes percées

Un blitz de négociations sans grandes percées

Le blitz de négociations qui a eu lieu en fin de semaine n’a pas permis à Québec de régler ses différends avec les infirmières, les enseignants et les profs de cégeps.

«On se rencontre, mais on ne peut pas dire que ça avance, on ne peut pas dire que la négociation a vraiment avancé», affirme Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, affilié à la CSQ.

Le gouvernement Couillard avait pourtant promis un blitz à la suite d’un conseil des ministres spécial vendredi. Le président du Conseil du trésor Martin Coiteux disait voir «la lumière au bout du tunnel». Une première entente de principe sectorielle est intervenue avec près de 30 000 employés de soutien des commissions scolaires, représentés par la CSN.

Mais du côté des enseignants, plus nombreux, rien n’a bougé et plusieurs points de litige n’ont pas été discutés avec les négociateurs patronaux.

Deux pierres d’achoppement se mettent en travers d’une entente négociée: l’augmentation des ratios et de la tâche d’enseignement ainsi que de l’argent neuf dans le réseau. Ces sujets n’ont pas été abordés durant la fin de semaine puisque «les négociateurs patronaux n’avaient pas le mandat de le faire», affirme Josée Scalabrini.

Mme Scalabrini rejette par ailleurs du revers de la main l’investissement de 80 M$ annoncé par le ministre de l’Éducation François Blais dimanche.

Dès janvier, M. Blais promet l’embauche de 800 employés à temps plein, incluant 600 enseignants. «Mais pourquoi ne veut-il pas le mettre dans les négociations’», demande Mme Scalabrini. Elle craint que cette somme soit utilisée par les commissions scolaires pour faire des investissements en infrastructure, une information démentie par le cabinet du ministre. «Les sommes sont protégées. Les commissions scolaires devront les utiliser comme nous l’avons promis», affirme-t-on au bureau de M. Blais.

Pour les infirmières et les professeurs de cégep, les négociations avancent plus rondement, mais rien n’est réglé. «On a beaucoup avancé ce weekend», estime-t-on du côté de la Fédération infirmière du Québec, qui espère avoir une entente d’ici vendredi.

Du côté de la «table principale», qui s’occupe des salaires et au régime de retraite, on continue de négocier serré. L’âge de la retraite est au centre des discussions. Le mandat des syndicats est de s’opposer à toute modification, et Québec ne compte pas lâcher le morceau. «Ça bloque là-dessus», affirme-t-on à la CSQ.

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