Un chef expulse un présumé trafiquant d’une communauté autochtone

Un chef expulse un présumé trafiquant d'une communauté autochtone

OPITCIWAN | Pour la première fois, un chef autochtone a expulsé de sa communauté un homme qui a été arrêté pour trafic de stupéfiants.

«C’est inacceptable, on lui donne du travail, il ne vient pas de notre communauté et il vient vendre de la drogue chez nous», a dit le chef de la communauté atikamekw d’Opitciwan, Christian Awashish.

Le 27 février dernier, les policiers du poste de police d’Opitciwan, située quelque 300 kilomètres au nord de La Tuque, ont arrêté l’individu originaire de Mashteuiatsh (communauté innue du Saguenay-Lac-Saint-Jean). Celui-ci résidait dans un camp forestier à Opitciwan les jours de la semaine pour y travailler. Il a été libéré et devra comparaître au cours des prochains jours.

Photo courtoisie

En novembre 2016, la population Atikamekw a voté à 81% en faveur d’un règlement administratif sur l’expulsion des vendeurs et revendeurs de drogue.

Au primaire

En novembre dernier, les membres de la communauté atikamekw ont voté à 81% en faveur d’un règlement administratif autorisant le Conseil de bande à exclure pendant cinq ans, toute personne de la communauté reconnue coupable de vente ou revente de stupéfiants.

Selon le chef du Conseil de bande, le fléau de la drogue s’étendait jusqu’à l’intérieur des murs de l’école primaire. Des jeunes de 9 à 12 ans consommaient de la drogue. «La communauté nous avait envoyé un cri du c’ur. On sent déjà l’effet positif, il y a bien sûr encore de la consommation, mais la vente a beaucoup diminué» a lancé le chef Awashish.

Photo courtoisie

Avec l’expulsion de cet employeur venu de l’extérieur, le chef Christian Awashish de la Première Nation Atikamekw d’Opitciwan souhaite envoyer un message clair que les vendeurs de stupéfiants ne sont pas les bienvenus dans la communauté.

Ressources

La communauté d’Opitciwan est une communauté très éloignée. Les Autochtones doivent rouler plus de 300 kilomètres pour se rendre à la ville de La Tuque. Il y a très peu de ressources financières pour des programmes sociaux, mais également peu de ressources humaines. La pauvreté, l’éloignement et le manque de ressources font craindre le pire pour le chef. «Est-ce que la pauvreté aura le dessus sur la drogue On se croise les doigts pour l’avenir.»

Une première

Trois membres de la communauté sont en processus judiciaire pour vente de stupéfiants. S’ils sont reconnus coupables, ils seront les premières personnes à être expulsées de la communauté atikamekw.

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Un chef expulse un présumé trafiquant d’une communauté autochtone

Un chef expulse un présumé trafiquant d'une communauté autochtone

OPITCIWAN | Pour la première fois, un chef autochtone a expulsé de sa communauté un homme qui a été arrêté pour trafic de stupéfiants.

«C’est inacceptable, on lui donne du travail, il ne vient pas de notre communauté et il vient vendre de la drogue chez nous», a dit le chef de la communauté atikamekw d’Opitciwan, Christian Awashish.

Le 27 février dernier, les policiers du poste de police d’Opitciwan, située quelque 300 kilomètres au nord de La Tuque, ont arrêté l’individu originaire de Mashteuiatsh (communauté innue du Saguenay-Lac-Saint-Jean). Celui-ci résidait dans un camp forestier à Opitciwan les jours de la semaine pour y travailler. Il a été libéré et devra comparaître au cours des prochains jours.

Photo courtoisie

En novembre 2016, la population Atikamekw a voté à 81% en faveur d’un règlement administratif sur l’expulsion des vendeurs et revendeurs de drogue.

Au primaire

En novembre dernier, les membres de la communauté atikamekw ont voté à 81% en faveur d’un règlement administratif autorisant le Conseil de bande à exclure pendant cinq ans, toute personne de la communauté reconnue coupable de vente ou revente de stupéfiants.

Selon le chef du Conseil de bande, le fléau de la drogue s’étendait jusqu’à l’intérieur des murs de l’école primaire. Des jeunes de 9 à 12 ans consommaient de la drogue. «La communauté nous avait envoyé un cri du c’ur. On sent déjà l’effet positif, il y a bien sûr encore de la consommation, mais la vente a beaucoup diminué» a lancé le chef Awashish.

Photo courtoisie

Avec l’expulsion de cet employeur venu de l’extérieur, le chef Christian Awashish de la Première Nation Atikamekw d’Opitciwan souhaite envoyer un message clair que les vendeurs de stupéfiants ne sont pas les bienvenus dans la communauté.

Ressources

La communauté d’Opitciwan est une communauté très éloignée. Les Autochtones doivent rouler plus de 300 kilomètres pour se rendre à la ville de La Tuque. Il y a très peu de ressources financières pour des programmes sociaux, mais également peu de ressources humaines. La pauvreté, l’éloignement et le manque de ressources font craindre le pire pour le chef. «Est-ce que la pauvreté aura le dessus sur la drogue On se croise les doigts pour l’avenir.»

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Trois membres de la communauté sont en processus judiciaire pour vente de stupéfiants. S’ils sont reconnus coupables, ils seront les premières personnes à être expulsées de la communauté atikamekw.

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