Un comité examinera le cas d’Anne-Sophie Girard

Un comité examinera le cas d'Anne-Sophie Girard

Une commission de médecins ‘ s Hospital ‘ Alma, au Saguenay – Lac -Saint – Jean, va essayer de faire la lumière sur le cas de la jeune Anne – Sophie Girard.

SAGUENAY – Un comité de médecins de l’hôpital d’Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, tentera de faire la lumière sur le dossier de la jeune Anne-Sophie Girard qui repose actuellement dans un coma artificiel à la suite de ce qui pourrait être une série de mauvais diagnostics et d’interventions médicales erronées.

Âgée de 19 ans, mère d’un poupon de 2 mois, Anne-Sophie Girard se trouve dans un l’hôpital de Québec. Un examen en imagerie médicale (TACO) effectué lundi a révélé que deux veines sont bouchées au cerveau.

Les médecins la gardent dans un coma artificiel et ne sont pas en mesure de dire si elle gardera des séquelles des multiples petits AVC qu’elle a subis depuis une dizaine de jours.

«Les bras, les jambes, ça bouge. Mais pour le cerveau, le médecin nous dit de croiser les doigts», a expliqué la mère de la patiente, Audrey Girard. Cette dernière estime que le mal de sa fille aurait pu être détecté bien avant, et que s’il en avait été ainsi, elle s’en porterait beaucoup mieux.

«Quand j’explique aux infirmières ce qui s’est passé, les infirmières sont découragées. Elles me disent que les symptômes d’AVC étaient évidents. Ça aurait pu être évité», a dit Audrey Girard, lundi.

Entre les 12 et 18 février, Anne-Sophie Girard a rencontré pas moins de sept médecins différents à Alma. D’abord son médecin de famille, et ensuite six autres à l’hôpital d’Alma. Dès le début, elle se plaignait de maux de tête et de vomissements de sang. On lui a prescrit divers médicaments, dont un contre la sinusite, qui ne l’ont pas aidé. Alors que son état se détériorait au fil des jours, l’urgentiste aurait suggéré de l’envoyer en psychiatrie pour une dépression post-partum. Finalement, alors qu’elle était incapable de bouger, que son pouls atteignait 140 et qu’elle avait une forte fièvre elle a été envoyée aux soins intensifs et transférée à Québec.

Aucun des examens d’imagerie médicale (TACO) ni la ponction lombaire n’ont révélé quoi que ce soit. Ce n’est qu’après le transfert à Québec que la mère de la patiente a appris la vraie nature du mal: une thrombose veineuse, résultat de plusieurs petits AVC.

Un médecin a communiqué avec Audrey Girard dimanche soir.

«Il m’a dit qu’il mettait sur pied un comité de médecins pour étudier le dossier», a-t-elle expliqué.

Ce comité devrait normalement réévaluer chaque détail des interventions auprès de la patiente. Cette démarche rassure la mère.

«Ils n’ont pas le choix de faire de quoi. Il faut que l’hôpital sache ce qui s’est passé», a-t-elle affirmé.

La responsable du département des plaintes de l’hôpital aurait aussi tenté de joindre Audrey Girard. L’établissement refuse toujours de commenter le dossier.

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