Un garde-fou manquant lui aurait coûté la vie

Un garde-fou manquant lui aurait coûté la vie

La Sûreté du Québec vient de rouvrir l’enquête sur le décès d’un jeune homme de 21 ans, mort après que sa voiture fut tombée dans une rivière alors que le garde-fou avait été retiré pendant des travaux.

Michaël Lapointe est mort le 30 septembre 2015, alors qu’il conduisait sur un chemin forestier à La Tuque en Haute-Mauricie, avec deux amis dans la voiture. Il n’a jamais pris la courbe qui devait le mener sur un ponceau. La voiture est passée tout droit et a plongé dans la rivière du Milieu.

Photo Courtoisie

Depuis l’accident de Michaël Lapointe, de la signalisation annonçant la courbe a été installée, de même qu’une croix en sa mémoire.

Le garde-fou en bois qui normalement annonçait la courbe prononcée avait été retiré et la végétation avait été dégagée.

«C’était un trou béant en face du chemin. Le soir, ça donne l’illusion que le chemin continue. Michaël a freiné à la dernière minute, mais il était trop tard. L’auto a fait un tonneau et est tombée dans la rivière», raconte son père, Pierre Lapointe, qui rappelle que des travaux ont eu lieu peu avant à cet endroit.

Après avoir d’abord fermé l’enquête parce que rien ne laissait présager d’éléments criminels, la SQ a choisi de rouvrir le dossier cette semaine.

Les nouvelles informations qui auraient mené à la réouverture de l’enquête seraient justement l’absence du garde-fou et la végétation qui avait été dégagée à cet endroit, selon les informations obtenues par les parents.

«Ce sont des faits que j’avais déjà donnés aux policiers. Je le sais que je l’avais dit à l’enquêteur. Tout d’un coup, on rouvre l’enquête avec ces éléments-là, qui, on dirait, sont de nouveaux éléments’ Ça me surprend énormément», raconte Pierre Lapointe.

La mère de Michaël Lapointe, Johanne Brodeur, souhaite trouver une certaine paix à travers le processus d’enquête, qui pourrait durer encore longtemps.

«On va aller jusqu’au bout de notre devoir en tant que parents. Après cela, on ne pourra plus rien faire pour lui, et là, on va pouvoir faire notre deuil.»

Le soir de l’accident, Pierre Lapointe, qui était à la recherche de son fils, est arrivé sur la scène de l’accident avant les services d’urgence. Il a reconnu la plaque d’immatriculation du véhicule.

Il craignait à ce moment que son fils et ses deux amis soient morts tous les trois.

Toutefois, l’un d’eux était parvenu à s’extirper seul du véhicule, et a pu sortir son ami pour le réanimer. Il était toutefois trop tard pour Michaël.

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