Un jeune homme quitte l’aide sociale et se tue au travail

Un jeune homme quitte l'aide sociale et se tue au travail

VICTORIAVILLE | Un homme de 20 ans qui venait de se trouver du travail après une période de toxicomanie est décédé dans un accident de la route alors qu’il revenait de chez un client.

Vers 14 h 30 mardi, Gaël Hervieux, 20 ans, revenait de chez un client à Trois-Rivières lorsque la minifourgonnette qu’il conduisait s’est retrouvée dans la voie inverse et a heurté de plein fouet un camion-remorque transportant des voitures. L’homme a été gravement blessé et a succombé à ses blessures plus tard dans la journée.

«Il a eu des bouts difficiles, il n’a pas toujours fait les bons choix, mais il a eu une belle opportunité et l’a saisie. Il venait de quitter l’aide sociale, il redonnait aux autres et recommençait à avoir des rêves», raconte le père du défunt, Jacques Hervieux.

M. Hervieux a vu son fils pour la dernière fois ce week-end pour la fête des Pères, une rencontre qu’il n’est pas près d’oublier.

Pour la première fois depuis des années, il lui a paru plus enjoué et bien dans sa peau. Il avait troqué la drogue pour des projets de vie.

«Il était souriant et il me parlait de louer une maison près d’ici, à Sainte-Hélène-de-Chester. Il tripait jardinerie, il voulait se rapprocher de moi, je voyais qu’il suivait maintenant les traces de son père, ajoute-t-il. Ça a été une épreuve terrible d’aller l’identifier à l’hôpital.»

Au moment d’écrire ces lignes, les policiers n’étaient pas en mesure de confirmer la cause de l’accident mortel survenu sur la route 122 à proximité de Victoriaville.

Téléphone au volant

Photo Yanick Poisson

La collision survenue sur la route 122 près de Victoriaville n’a laissé aucune chance à Gaël Hervieux, dont le véhicule a heurté de plein fouet un camion-remorque dans la voie inverse. Le jeune homme de 20 ans revenait de rencontrer un client au moment de l’impact.

M. Hervieux croit que la thèse de l’utilisation d’un téléphone au volant est la plus plausible.

«Ça ne faisait pas si longtemps qu’on avait repris contact et je ne l’ai jamais vu texter au volant, mais, comme beaucoup de jeunes, il avait toujours son téléphone entre les mains quand on se voyait», suggère-t-il.

De plus, Jacques Hervieux regrette d’avoir eu à congédier son fils, il y a deux ans, alors qu’ils travaillaient ensemble pour l’entreprise A.B.A. Extermination.

Ce dernier avait été condamné pour un grand excès de vitesse et se retrouvait sans permis de conduire et plus d’aucune utilité pour l’entreprise. La vitesse ne serait toutefois pas un facteur dans l’accident de mardi.

«Il avait eu sa leçon, il mettait le régulateur de vitesse», affirme le père éploré.

Le nouvel employeur de Gaël Hervieux, aussi un exterminateur, a accepté de payer pour qu’il retrouve son permis de conduire.

Étiquettes : , ,

Laisser un commentaire