Un pas de plus vers une plus grande accessibilité à un antidote contre les surdoses de drogue

Un pas de plus vers une plus grande accessibilité à un antidote contre les surdoses de drogue

À la suite de la vague de surdoses mortelles de fentanyl connue l’an dernier à Québec, le CIUSSS de la Capitale-Nationale a fait un pas de plus vers un projet pour rendre plus accessible la naloxone, ce médicament antidote pouvant sauver des vies.

Une demande de financement pour mettre en place un nouveau projet a récemment été transmise au ministère de la Santé et des Services sociaux par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.

«Nous avons eu accusé réception de notre demande. Il s’agit d’une démarche formelle qui suit les pratiques en vigueur pour le financement de nouveaux projets. Nous attendons la suite», a indiqué Catherine Chagnon, agente d’information au CIUSSS.

Un tel projet viserait à former les personnes qui sont près des usagers de drogues pour qu’elles soient en mesure d’administrer la naloxone, ce médicament qui peut renverser les effets d’une surdose d’opioïde comme le fentanyl, la morphine et l’héroïne. Actuellement, seuls les hôpitaux et les ambulanciers peuvent l’administrer.

Alors que 13 surdoses liées au fentanyl ont été répertoriées à Québec l’an dernier, quatre d’entre elles se soldant par un décès, des voix s’étaient élevées dans le milieu communautaire pour une plus grande accessibilité de cet antidote.

Bonne alternative

Mario Gagnon, directeur de Point de repères, un organisme qui uvre auprès des toxicomanes, accueille bien cette nouvelle. «On sait qu’il y a des délais assez importants pour le centre d’injection supervisée, donc ça serait au moins une bonne alternative en attendant. Reste à savoir maintenant quels seront les délais», a-t-il déclaré.

En septembre dernier, à la vue des nombreux décès liés au fentanyl, Point de repères avait demandé au CIUSSS que soit implanté un projet-pilote semblable à celui de l’organisme Méta-D’Âme de Montréal, qui offre des formations d’administration de la naloxone depuis juin 2015.

Formateurs prêts

Dans les derniers mois, Mario Gagnon a interpellé les formateurs de Méta-D’Âme, qui seraient prêts à venir former des gens à Québec rapidement, selon lui. «Il manque juste une autorisation de prescription collective de la direction de la santé publique. J’ai vu comment ça s’est fait à Montréal et c’est assez simple. Ce n’est pas supposé d’être bien long», souligne le directeur.

Dans d’autres provinces canadiennes, comme en Colombie-Britannique et en Alberta, des trousses gratuites de naloxone sont disponibles sous ordonnance. Elles sont offertes dans plusieurs pharmacies et sont distribuées dans des centres de ressources pour sans-abris.

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