Un pharmacien qui se sentait menacé par sa clientèle

Un pharmacien qui se sentait menacé par sa clientèle

Si l’ancien pharmacien Christian Vézina, qui a plaidé coupable à des accusations de trafic de stupéfiants, a vendu des narcotiques de façon illégale à même son commerce entre juillet 2011 et 2012, c’est principalement parce qu’il avait une clientèle peu commode qui le menaçait régulièrement.

C’est du moins ce que l’homme de 44 ans a tenté d’expliquer, jeudi, dans le cadre de la deuxième partie des représentations sur la peine, visant à déterminer la sentence qui lui sera éventuellement donnée.

« J’avais peur »

Menace de «descendre de Montréal avec des mitraillettes», patients qui changent d’apparence, qui portent des perruques ou des lunettes, clients «aux gros bras» et «tatoos dans le cou»: voilà ceux à qui Vézina a cédé «plusieurs centaines de milliers de comprimés» d’hydromorphone, d’OxyContin et de Dylodid lors de cette période trouble.

«J’étais pris dans l’engrenage. J’avais peur», a mentionné l’homme lorsque contre- interrogé par la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Sarah-Julie Chicoine.

Toutefois, de ces menaces, il n’en a jamais touché mot aux policiers qui ont procédé à son arrestation et qui l’ont interrogé.

Aujourd’hui radié par l’Ordre des pharmaciens, l’homme reviendra devant le Tribunal le 1er février, date à laquelle les avocats feront leurs plaidoiries.

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