Une allergique voit son réveillon virer au drame

Une allergique voit son réveillon virer au drame

Une cliente réclame 15 000 $ à un Holiday Inn après avoir été hospitalisée un soir de réveillon de Noël parce qu’on lui aurait servi des arachides malgré ses précautions.

Sévèrement allergique, Marie-Eve Bélanger Corbeil allègue dans sa réclamation, présentée récemment à la Cour des petites créances, que les serveurs du banquet du 24 décembre dernier à cet hôtel de Laval l’ont assurée qu’elle pouvait manger sans crainte.

Or, la Montréalaise a été victime d’un choc anaphylactique, soit une «importante réaction allergique aux arachides ainsi qu’aux graines de tournesol», comme alléguée, et a dû être hospitalisée durant deux jours.

«Cette situation m’a été traumatisante, en plus de provoquer de vives inquiétudes auprès de ma famille», indique-t-elle.

Ce soir-là, Mme Bélanger Corbeil a pris part à un souper familial du réveillon de Noël dans une salle de réception de l’hôtel Holiday Inn.

Le 13 novembre, ils ont d’ailleurs conclu un contrat écrit, stipulant clairement ses allergies, peut-on lire dans la requête. La dame soutient aussi avoir eu plusieurs discussions et échanges de courriels en novembre et décembre.

De plus, le soir venu, Mme Bélanger Corbeil aurait rappelé à plusieurs reprises ses allergies au personnel. Les serveurs lui auraient confirmé qu’elle pouvait manger sans problème.

Lorsqu’elle a goûté le tartare de canard servi en entrée, Mme Bélanger Corbeil aurait instantanément eu une réaction allergique.

La serveuse lui a par la suite avoué que le pain blanc qui lui a été servi avait été coupé avec le même couteau qu’un autre pain contenant des graines de tournesol, prétend la plaignante dans sa réclamation.

Elle affirme aussi avoir reçu une copie de la recette de tartare de canard le lendemain. Il contenait du beurre d’arachide, selon la réclamation.

Dans sa réclamation, la plaignante affirme avoir subi des douleurs indescriptibles et de fortes réactions physiques, dont des vomissements, des crampes abdominales et de la diarrhée.

En plus, l’incident lui aurait causé une importante dose de stress. Elle réclame 10 000 $ pour ces inconvénients, ainsi que 5000 $ en dommages punitifs.

Contactés hier par Le Journal, le Holiday Inn Laval et Mme Bélanger Corbeil ont refusé de commenter.

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