Une dizaine de blessés dans l’effondrement d’une passerelle à Sainte-Rose-du-Nord

Une dizaine de blessés dans l'effondrement d'une passerelle à Sainte-Rose-du-Nord

L’effondrement de la passerelle du quai qui a fait neuf blessés mercredi à Sainte-Rose-du-Nord soulève de sérieuses questions quant à la sécurité des installations, qui ont mis en danger la vie de nombreux croisiéristes.

Un peu avant l’heure du midi, une vingtaine de personnes attendaient sur la passerelle, au quai d’embarquement de Sainte-Rose-du-Nord, prêtes à amorcer leur excursion sur le fjord, à bord du bateau-mouche Fjord Saguenay 2. Soudainement, la plateforme de la passerelle a cédé et la rampe d’embarquement s’est effondrée.

L’accident a fait neuf blessés, certains graves, d’autres mineurs. Les croisiéristes qui se trouvaient au niveau le plus haut de la passerelle ont fait une chute de près de six mètres. C’est le cas de Camil Simard, un résident de Chicoutimi, et de sa conjointe.

«J’ai peur pour ma femme, confie Camil Simard. Vu qu’on est tombés d’en haut complètement, ça a cogné dur. Elle était très éclopée parce qu’elle est tombée dans l’eau, comme d’autres personnes aussi.»

Un bambin impliqué

Si l’effondrement s’était produit quelques minutes plus tôt, les conséquences auraient pu être désastreuses. Un jeune couple de touristes suisses se trouvait sur la passerelle au moment de l’accident, avec leur fille âgée d’à peine 15 mois.

Comme ils étaient arrivés au bas de la rampe d’embarquement, ils ont évité de justesse la chute avec leur bambin.

«On a eu beaucoup de chance, souligne la mère de l’enfant, Eugénie Bron. Si on avait été tout en haut avec elle… Je préfère ne pas imaginer ce qui serait arrivé», visiblement encore secouée par les événements.

Enquête

Malgré l’enquête du Bureau de la sécurité dans les Transports (BST) qui s’amorce ce matin, les activités des Croisières du fjord ne sont pas suspendues, du moins pour l’instant.

Selon le maire de Sainte-Rose-du-Nord, les installations du quai font l’objet d’une vérification chaque année. Laurent Thibeault espère que cet accident n’affectera pas la popularité de la municipalité auprès des touristes.

«On me dit qu’il y avait beaucoup de monde sur la plateforme et la charge était sans doute plus grande que ce qu’elle pouvait supporter. On va réinstaller des rampes, mais pouvant soutenir des charges bien au-delà de nos besoins. C’est certain qu’on va prendre toutes les dispositions nécessaires.»

Les installations qui ont cédé hier sous le poids des gens auraient été aménagées il y a moins de 10 ans, «avec un maximum de sécurité», rappelle le maire Laurent Thibeault.

Un cardiologue français qui assistait mercredi à l’embarquement a pu porter secours aux gens lorsque la plateforme a cédé.

«Je suis cardiologue alors ce n’est pas ma spécialité, mais on a des réflexes d’urgence alors je les ai appliqués, commente Nicolas Combaret. Je me suis assuré que les personnes ne bougent pas pour éviter d’aggraver leurs blessures et surtout de réconforter les gens, car ils étaient très paniqués.»

Blessures

Aux premières loges, ce dernier a pu constater l’ampleur des blessures et de la détresse.

«Beaucoup de gens étaient allongés avec des douleurs au niveau du dos, avec des fractures aux jambes et aux côtes. Une personne était tombée à l’eau donc on l’a retirée vers la berge pour éviter qu’elle se noie», raconte le cardiologue.

Selon Nicolas Combaret, les événements auraient facilement pu passer du drame à la tragédie.

«Vu la hauteur de la chute, on aurait pu avoir des blessures beaucoup plus graves, des traumatismes crâniens plus importants, souligne le cardiologue. Ça aurait pu être catastrophique.»

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