Une employée de Jean Coutu vole 15 000 pilules en 18 mois

Une employée de Jean Coutu vole 15 000 pilules en 18 mois

SHAWINIGAN | Une technicienne de laboratoire dans une pharmacie Jean Coutu a pu voler pour 35 000 $ de comprimés en 18 mois sans que personne s’en aperçoive.

Karine Grenier, 27 ans, a admis avoir volé un contenant de Dilaudid et un d’Hydromorph Contin par semaine entre juillet 2011 et janvier 2013 à la succursale de Shawinigan. Cela représente 15 000 comprimés.

Elle ne s’est pas fait prendre par son employeur, mais par la police, lors d’une perquisition chez un autre trafiquant. Elle était assise à la table de cuisine, prête à vendre ses deux contenants de narcotiques.

«Il n’y a aucune surveillance, aucun contrôle, aucun inventaire, car le propriétaire n’a pas le temps. Il signe les papiers de contrôle des narcotiques sans aucun inventaire. C’est pour cela que je ne pouvais pas me faire prendre», a-t-elle dit aux policiers lors de son arrestation.

Karine Grenier a été condamnée à une peine de 22 mois d’emprisonnement dans la collectivité. Les 5580 $ trouvés sous le siège de sa voiture lors de son arrestation ont été confisqués tandis qu’elle aurait bénéficié de 35 000 $ au total pendant les 18 mois selon la Couronne.

La porte-parole du Groupe Jean Coutu, Hélène Bisson, assure qu’il s’agit d’un cas isolé.

«On n’a pas souvent entendu parler d’un tel trafic de stupéfiants. Il y a des mesures de contrôle et d’inventaire qui existent, mais ultimement, c’est la responsabilité du propriétaire de les appliquer.»

Elle ne jette pas la pierre au propriétaire du Jean Coutu de Shawinigan, Jean-François Ayotte. «Il peut y avoir toutes sortes de raisons pour lesquelles ça a passé entre deux chaises», dit-elle.

M. Ayotte était en vacances hier et n’a pu s’expliquer.

Peu d’enquêtes

Photo courtoisie

Hélène BissonPorte-parole

Jean Coutu ferait de quatre à cinq enquêtes par an concernant la disparition de narcotiques, selon une déclaration fournie au tribunal par le directeur de la sécurité pour le réseau des pharmacies Jean Coutu, Sylvain Giguère.

Concernant la présente situation, il estime un minimum de 15 000 comprimés après inventaires qui ont disparu», a souligné le juge Bruno Langelier, lors du prononcé de la peine de la technicienne de laboratoire.

L’ex-technicienne de laboratoire s’est initialement laissé convaincre de s’adonner au vol quand elle a rencontré un nouveau conjoint qui agissait à titre d’intermédiaire entre elle et le revendeur, mais a poursuivi les transactions sur une période d’un an après sa séparation. Elle n’avait aucun antécédent judiciaire.

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