Une histoire de chihuahua amène Wali au palais de justice

Une histoire de chihuahua amène Wali au palais de justice

Après avoir combattu volontairement l’État islamique aux côtés de l’armée kurde, c’est au palais de justice de Québec que s’est retrouvé le tireur d’élite Wali pour une histoire de chihuahua et d’arme à feu découlant d’une rupture conjugale.

L’ancien membre des Forces canadiennes connu sous le surnom de Wali s’est présenté devant le juge René de la Sablonnière, lundi, pour contester une ordonnance d’interdiction préventive en matière d’armes à feu.

Selon les faits exposés devant le tribunal, la Sûreté du Québec se serait présentée le 10 juin dernier à la résidence de Wali et de son ex-conjointe, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, pour un désordre conjugal.

Rupture

Dans une lettre lue par le magistrat, la jeune femme explique que ce soir-là, Wali lui aurait annoncé qu’il la quittait pour une autre, après quatre années de vie commune. Il lui aurait demandé de partir de la maison, ce qu’elle aurait accepté de faire, mais pas sans son chihuahua.

«C’est là qu’il est devenu intimidant. Il a pris son pistolet, il a enlevé le chargeur. Ensuite je l’ai vu mettre les balles dans le chargeur. Il ne m’a pas pointée. J’ai commencé à faire mes bagages il est devenu agressif dans le sens qu’il a promis de faire des démarches pour avoir la garde du chien», a-t-elle écrit.

L’ex conjointe qui n’a pas porté plainte mais qui souhaite plutôt que les trois armes que possèdent Wali lui soient confisquées dit craindre pour sa sécurité et celle de son animal. Elle prétend que son ancien copain a « joué » avec ses armes en enlevant et en remettant les balles dans le chargeur. Elle dit qu’il est aux prises avec des troubles de santé mentale, qui découleraient de son passé militaire et de ses missions actuelles.

Wali se défend

Elle affirme que Wali se promène en tout temps avec une arme à feu, ce qu’a nié le principal intéressé. À la barre, l’homme de 34 ans qui s’oppose à la confiscation de ses armes affirme que son ancienne amoureuse souhaite uniquement se venger de lui. «C’est elle qui était accroché à moi […] Madame ne prenait pas le fait que je voulais me séparer», a-t-il dit sous serment.

Il affirme avoir maintenu son calme durant la rupture et que c’est plutôt son ex qui serait devenue «hystérique». Elle aurait contacté ses parents et leur aurait dit que Wali devenait violent. Ils auraient appelé la police, qui est intervenue.

Depuis, son ancienne copine vivrait chez ses parents, dans une autre ville. Wali, lui, se préparerait à repartir en mission au Kurdistan, où il compte combattre l’État islamique et filmer la réalité sur le terrain.

«Le chihuahua, il est rendu où là’», a demandé le juge.

Wali a répondu qu’il détient une «co-propriété» sur le chien et qu’il poursuivra des démarches, lui qui «adore les animaux». «C’est quoi cette idée-là de se chicaner pour un chien’ Vous êtes au Kurdistan. Qu’est-ce que vous voulez faire avec un chihuahua’», a poursuivi le magistrat.

Refusant de se prononcer sur l’ordonnance, le juge a demandé à entendre la jeune femme, qui n’était pas présente lundi, et à consulter le plus récent rapport d’évaluation psychologique de Wali, qui daterait de sa sortie des Forces armées canadiennes, en avril 2015.

La cause a été remise au 23 août.

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