Une personne sur trois est victime de violence sexuelle à l’université

Une personne sur trois est victime de violence sexuelle à l'université

Un groupe de chercheuses s’est mobilisé sur six campus pour mener une enquête révélant des chiffres troublants, rapporte Le Devoir. Une personne sur trois serait victime de violence sexuelle depuis son arrivée à l’université et une grande majorité des actes ne seraient pas dénoncés.

Dans un texte du Devoir, on révèle que 37,3 % des quelque 8733 personnes qui étudient ou qui travaillent à l’un des six campus visés auraient vécu au moins un événement de violence sexuelle. Près de la moitié des cas seraient survenus dans des contextes sociaux ou festifs, révèle la chercheuse Sandrine Ricci.

Ces statistiques sortent quelques jours après la dénonciation de l’inaction de l’ÉTS face au harcèlement sexuel auprès des communautés universitaires, causant une vague de réactions fortes sur le web.

La majorité des cas ne sont jamais dénoncés, même que 36 % des victimes ne vont tout simplement jamais mentionner l’événement à quelqu’un. «Il y a un taux de judiciarisation très faible. Les victimes savent ça», rapporte Ricci au Devoir. Elle ajoute qu’il y a tendance à la banalisation de ces actes, et que beaucoup de gens considèrent que ce n’est pas grave, et oublient.

Les conséquences de la violence sexuelle sont graves. Que l’acte soit dans la catégorie du harcèlement, de l’agression ou de la coercition, les répercussions vont affecter la victime dans sa vie professionnelle, scolaire, sociale et sa santé physique, selon ce que rapporte Sandrine Ricci.

40 % auraient subi les conséquences de violence sexuelle affectant leur vie.

Les premiers résultats de l’enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire seront présentés aujourd’hui au congrès de l’Acfas mardi.

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