Une policière devra subir un procès pour délit de fuite

Une policière devra subir un procès pour délit de fuite

SHERBROOKE| Une policière accusée de délit de fuite et qui voulait faire avorter les procédures judiciaires contre elle devra finalement subir un procès.

La policière du Service de police de Sherbrooke, Caroline Landry, a fait valoir que les accusations portées contre elle étaient plus lourdes que celles qu’aurait eues un citoyen ordinaire en raison de sa profession.

Mme Landry aurait omis de rester sur les lieux d’un accident survenu le 1er mai 2014, alors qu’elle n’était pas en fonction.

L’agente de 38 ans aurait alors percuté une voiture garée sur la rue King Ouest, causant des dégâts matériels, sans qu’il y ait de blessés ni de décès.

L’enquête avait été menée par la Sûreté du Québec par souci de transparence.

Dans le cas d’un délit de fuite, le ministère public avait trois options pour porter des accusations, pouvant aller du billet d’infraction jusqu’à des accusations criminelles, comme c’est le cas pour Mme Landry.

«Une grande majorité des délits de fuite matériels sont réglés par voie pénale, donc au niveau du Code de la sécurité routière. Il est rare que de tels cas finissent devant les tribunaux et encore plus rare qu’ils finissent par actes criminels et non par voie sommaire», explique l’avocat de la défense, Alexandre Tardif.

Au palais de justice de Sherbrooke, le juge Érick Vanchestein a rejeté la requête en arrêt des procédures réclamée la défense. Le processus judiciaire suivra donc son cours et une date de procès a été fixée au 23-24 et 25 septembre prochain.

Selon le magistrat, le ministère public dispose d’un pouvoir discrétionnaire lors du dépôt d’accusation et le tribunal ne devrait pas faire de l’ingérence.

Sans dévoiler pourquoi elle a choisi de porter des accusations criminelles, la procureure de la Couronne estime que ses motifs demeurent fondés.

«Plusieurs critères sont à considérer lors du dépôt d’accusations. Mais clairement, la fonction qu’occupe une personne dans la société peut avoir une importance dans la décision», explique Me Annie-Claude Chassé, du ministère public.

Malgré le rejet de sa requête, l’avocat de l’accusée mentionne que sa cliente a une défense à faire valoir. Il est convaincu que ses arguments seront entendus.

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