Université Laval, fin du contrat de gré à gré avec la firme National

Université Laval, fin du contrat de gré à gré avec la firme National

La future rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, mettra un terme au contrat de gré à gré avec la firme de relations publiques National.

En novembre, Le Journal rapportait que le recteur Denis Brière, dont le mandat prend fin le 31 mai, était le seul haut dirigeant du réseau universitaire québécois à bénéficier des services récurrents d’un cabinet de relations publiques, auquel un montant fixe de plusieurs milliers de dollars a été versé chaque mois depuis plus de cinq ans.

L’Université Laval a indiqué mardi au Journal qu’à la suite de l’entrée en fonction de la nouvelle rectrice Sophie D’Amours, le 1er juin, une évaluation des besoins en matière de relations publiques sera faite «afin de valider la pertinence d’avoir recours aux services d’une firme externe».

«Si le recours à ce type de services est nécessaire, nous allons procéder par appel d’offres», a précisé la porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart, par courriel.

Contrat controversé

Le contrat de gré à gré accordé à la firme National par le cabinet du recteur avait soulevé la controverse au cours des dernières années.

En novembre, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, avait rappelé à l’ordre l’Université Laval, en affirmant que les universités sont des établissements publics qui doivent dépenser l’argent «de façon judicieuse et parcimonieuse».

«On part de ça. Après ça, qu’ils donnent un contrat année après année, de gré à gré, même si c’est permis et légal, moi j’aurais préféré qu’ils fonctionnent avec des appels d’offres justifiés», avait ajouté Mme David.

Au total, l’Université Laval a versé plus de 560 000 $ au cabinet de relations publiques National, de juillet 2009 à juin 2015, selon des documents obtenus au moyen d’une demande d’accès à l’information.

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