Vinyle, sexe drogue et rock’n’roll

Vinyle, sexe drogue et rock'n'roll

Créée et produite par Martin Scorsese et Mick Jagger, la série Vinyle se déroule dans le milieu de l’industrie musicale des années 1970. On suit le parcours tumultueux de Richie Finestra, un producteur déchu incarné par l’excellent Bobby Cannavale. Un portrait saisissant d’une époque révolue.

New York, 1973. Richie Finestra s’est garé dans une ruelle pour acheter de la cocaïne. Rien ne semble aller pour lui. On sent qu’il est sur le point d’exploser, et avec raison. Sa maison de disques, American Century Records, est au bord du gouffre financier. La seule solution pour éviter la faillite: vendre l’entreprise à une plus grosse étiquette, Polygram Records.

Mais Richie hésite à franchir le pas. En effet, il a bâti son empire de ses propres mains. À ses débuts, dans les années 60, il n’avait rien, sauf sa passion pour la musique. Il a gravi les échelons un à un, pour devenir l’un des producteurs de disques les plus reconnus et les plus riches du milieu. Malheureusement, ses problèmes de consommation de drogue sont venus à bout de son flair redoutable pour dénicher de nouveaux artistes. Après plusieurs flops commerciaux consécutifs, il ne lui reste plus rien. Dans moins d’un mois, il sera sur la paille.

Coups durs

La vente de son étiquette aux Allemands de Polygram Records lui éviterait de se retrouver à la rue. Toutefois, l’entente repose sur un contrat important avec Led Zeppelin, qui hésite à signer avec Richie. Et lorsque le leader du groupe britannique, Robert Plant, découvre que celui-ci compte réduire son pourcentage de droits d’auteur de manière significative, c’est la goutte qui fait déborder le vase.

Richie encaisse durement l’échec des négociations avec Led Zeppelin. Comme si ce n’était pas suffisant, l’un de ses associés lui apprend une autre mauvaise nouvelle: le géant de la radio Frank «Buck» Rogers a décidé de boycotter son étiquette. Ne faisant ni une ni deux, Richie part à la rencontre de Buck, dans une boîte de nuit clandestine de New York.

La rencontre se passe plutôt bien, et Richie repart avec l’impression d’avoir réglé le conflit. Il ne sait pas encore à quel point les choses vont mal tourner…

Un rythme d’enfer

Quand on mène une vie marquée par les excès, la frontière entre le bien et le mal peut paraître floue. Or, malgré sa dépendance à la cocaïne et son ego démesuré, Richie est un homme bien. Il n’est peut-être pas très présent pour sa famille, mais il a toujours été un mari fidèle à son épouse, Devon, et un père aimant pour leurs deux enfants.

Par l’entremise de retours en arrière, nous découvrons également qu’il n’a pas toujours été le requin qu’il est devenu aujourd’hui. Il a dû faire des choix difficiles pour en arriver au sommet, et il doit maintenant composer avec le retour du balancier: son entreprise est à la dérive, son mariage bat de l’aile et, pour couronner le tout, il est impliqué dans une affaire de meurtre.

Renaître de ses cendres

Parallèlement, une des employées d’American Century Records à l’oreille fine, Jamie Vine, découvre un nouveau groupe punk, The Nasty Bits. Dirigé par le charismatique Kip Stevens – incarné par le fils de Mick Jagger, James, dont la ressemblance avec son célèbre papa est frappante -, le groupe lui semble très prometteur. Jamie entend bien le faire découvrir au monde entier, ce qui pourrait lui permettre d’obtenir une promotion au sein de la maison de disques et peut-être même de relancer l’étiquette sur le déclin.

Pour ce faire, il faudra que Richie prenne une décision sur l’avenir de son empire. Alors que tout s’effondre autour de lui, au sens propre comme au figuré, Richie a une révélation: non seulement il ne vendra pas sa maison de disques, mais il sera celui qui découvrira et propulsera la superstar de demain.

Nous suivrons donc sa quête de rédemption au cours des neuf épisodes suivants, où l’on assistera à l’avènement du disco, du punk et du hip-hop, et où des artistes fictifs côtoieront des artistes bien réels, comme Alice Cooper, David Bowie et Andy Warhol.

Grâce au regard expert de Mick Jagger et au grand perfectionnisme de Martin Scorsese, Vinyle est une véritable orgie visuelle et sonore, qui plaira à tous les fans de musique et aux plus grands nostalgiques des seventies!

Voyez un aperçu de la série qui sera diffusée à Super Écran dès le 26 avril à 22 h.

Étiquettes : , ,

Laisser un commentaire