Wali un homme qui a combattu l’État islamique peut récupérer ses armes

Wali un homme qui a combattu l'État islamique peut récupérer ses armes

Confronté à une ordonnance d’interdiction préventive en matière d’arme à feu à la suite d’une rupture amoureuse, l’ancien membre des Forces canadiennes connu sous le surnom Wali estime que justice a été rendue puisque le juge a refusé de maintenir l’ordonnance.

Le 10 juin dernier, les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à intervenir, en début de soirée, dans une résidence de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour désordre conjugal.

À cet endroit, l’ancienne conjointe de Wali a mentionné que celui qui a, par le passé, combattu volontairement l’État islamique aux côtés de l’armée kurde avait « pris son pistolet, enlevé le chargeur» pour ensuite «mettre les balles dans le chargeur».

Toutefois, du même souffle, elle avait spécifié que jamais il ne l’avais pointé sur elle et, sans porter plainte, elle a fait savoir qu’elle désirait que les trois armes à utilisation restreinte, propriété de Wali, lui soient «simplement enlevées».

Après un premier passage à la Cour où Wali avait témoigné, le juge René de la Sablonnière avait demandé à voir un certificat médical de l’ancien tireur d’élite, démontrant que sa santé mentale n’avait pas été affectée par ses missions à l’étranger, et il avait également demandé à ce que l’ancienne conjointe de Wali soit présente pour « établir la crédibilité des deux parties».

Papiers médicaux

Mardi, Wali était de retour en Cour, papiers en main, et le juge s’est dit satisfait des documents remis qui mentionnaient que l’état mental du jeune homme ne posait pas de problème.

L’ancienne conjointe était également présente, cependant, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Sonia Lapointe a souligné au président du Tribunal que «ce n’était pas à la demande de la jeune femme que les armes avaient été saisies mais bien à la demande des policiers» et qu’elle se retrouvait «dans une situation qu’elle n’avait pas voulue».

«Je vous demande donc de vous baser sur la lettre remise par l’ancienne conjointe pour rendre votre décision», a-t-elle ajouté.

Satisfaction

Au sortir de la salle, celui qui désire réaliser prochainement un documentaire sur les forces kurdes qui combattent l’État islamique, était tout sourire, visiblement satisfait que les choses se soient réglées si rapidement.

«Posséder des armes, c’est un privilège qui se doit d’être encadré et je suis d’accord avec les saisies préventives lorsqu’il y a, par exemple, séparation, mélange d’émotions etc. mais je pense qu’une fois les vérifications faites et la poussière retombée, on pourrait remettre les armes sans s’embourber dans l’administratif», a souligné le jeune homme entouré d’une cohorte de supporters.

* Il est à noter que chaque année, au Québec, environ 1 000 saisies préventives sont faites par les policiers.

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Wali un homme qui a combattu l’État islamique peut récupérer ses armes

Wali un homme qui a combattu l'État islamique peut récupérer ses armes

Confronté à une ordonnance d’interdiction préventive en matière d’arme à feu à la suite d’une rupture amoureuse, l’ancien membre des Forces canadiennes connu sous le surnom Wali estime que justice a été rendue puisque le juge a refusé de maintenir l’ordonnance.

Le 10 juin dernier, les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à intervenir, en début de soirée, dans une résidence de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour désordre conjugal.

À cet endroit, l’ancienne conjointe de Wali a mentionné que celui qui a, par le passé, combattu volontairement l’État islamique aux côtés de l’armée kurde avait « pris son pistolet, enlevé le chargeur» pour ensuite «mettre les balles dans le chargeur».

Toutefois, du même souffle, elle avait spécifié que jamais il ne l’avais pointé sur elle et, sans porter plainte, elle a fait savoir qu’elle désirait que les trois armes à utilisation restreinte, propriété de Wali, lui soient «simplement enlevées».

Après un premier passage à la Cour où Wali avait témoigné, le juge René de la Sablonnière avait demandé à voir un certificat médical de l’ancien tireur d’élite, démontrant que sa santé mentale n’avait pas été affectée par ses missions à l’étranger, et il avait également demandé à ce que l’ancienne conjointe de Wali soit présente pour « établir la crédibilité des deux parties».

Papiers médicaux

Mardi, Wali était de retour en Cour, papiers en main, et le juge s’est dit satisfait des documents remis qui mentionnaient que l’état mental du jeune homme ne posait pas de problème.

L’ancienne conjointe était également présente, cependant, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Sonia Lapointe a souligné au président du Tribunal que «ce n’était pas à la demande de la jeune femme que les armes avaient été saisies mais bien à la demande des policiers» et qu’elle se retrouvait «dans une situation qu’elle n’avait pas voulue».

«Je vous demande donc de vous baser sur la lettre remise par l’ancienne conjointe pour rendre votre décision», a-t-elle ajouté.

Satisfaction

Au sortir de la salle, celui qui désire réaliser prochainement un documentaire sur les forces kurdes qui combattent l’État islamique, était tout sourire, visiblement satisfait que les choses se soient réglées si rapidement.

«Posséder des armes, c’est un privilège qui se doit d’être encadré et je suis d’accord avec les saisies préventives lorsqu’il y a, par exemple, séparation, mélange d’émotions etc. mais je pense qu’une fois les vérifications faites et la poussière retombée, on pourrait remettre les armes sans s’embourber dans l’administratif», a souligné le jeune homme entouré d’une cohorte de supporters.

* Il est à noter que chaque année, au Québec, environ 1 000 saisies préventives sont faites par les policiers.

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